La rapidité de Stroll a surpris Pérez

Benjamin Vinel
motorsport.com

Après 12 des 21 Grands Prix au programme de la saison 2019, n'est que 16e avec 13 points. Bien que ce dernier ait devancé son jeune coéquipier lors de sept des dix courses où les deux Racing Point étaient à l'arrivée, il ne peut s'empêcher de chanter ses louanges.

Lance Stroll, Racing Point, et Sergio Perez, Racing Point

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Lance Stroll, Racing Point, et Sergio Perez, Racing Point Sam Bloxham / LAT Images
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Sam Bloxham / LAT Images

Pérez est en tout cas dans une bien mauvaise passe. Le pilote Racing Point vient d'enchaîner une série de huit courses sans marquer le moindre point : cela ne lui était jamais arrivé depuis le début de sa carrière en Formule 1, en 2011 !

"Ce n'est pas ma meilleure série", reconnaît Pérez, qui s'est classé sept fois entre la 11e et la 17e place. "Je pense que la seule course dont je puisse endosser la responsabilité est l'Allemagne. Quant aux autres, j'évoluais à un excellent niveau et je tirais le meilleur de la voiture. Nous n'avions pas une voiture compétitive, mais pour l'Allemagne, je dois accepter la responsabilité ; je suis le premier à le dire quand je fais une erreur."

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À Hockenheim, le pilote Racing Point a effectivement perdu le contrôle de sa RP19 dès le deuxième tour de course ; il a percuté le mur et a été contraint à l'abandon. Pendant ce temps, Stroll s'élevait jusqu'à la deuxième place, même si le podium lui a finalement échappé de justesse. Le Canadien a néanmoins engrangé 12 précieuses unités qui l'ont propulsé devant son coéquipier au classement général.

"C'était très, très frustrant", admet Pérez quant à sa faute. "C'est très rare qu'il y ait une course comme celle-là avec tant d'opportunités. Cet abandon était très douloureux. J'ai commis une erreur, et comme je l'ai dit, je dois en tirer des leçons. Beaucoup de pilotes ont commis des erreurs, quasiment tout le monde, mais certains s'en sont tirés et d'autres non. Malheureusement, je fais partie de ceux qui ne s'en sont pas tirés."

Pérez fait en tout cas preuve d'un optimisme à toute épreuve, espérant encore retrouver son statut de meilleur pilote des écuries de milieu de grille au championnat. Il accuse pourtant 45 longueurs de retard sur un Carlos Sainz à la régularité implacable.

"Je pense que si nous progressons suffisamment et faisons de bonnes courses, alors nous serons dans la lutte pour être les 'meilleurs des autres'. Ce n'est pas la première année : je suis le meilleur des autres – ou bien huitième – depuis trois ans. C'est particulièrement dur cette saison, mais je peux remonter à ce niveau", conclut-il.

Propos recueillis par Adam Cooper

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