Un rapport de Fifpro alerte sur les cadences infernales

Le défenseur néerlandais de Liverpool Virgil van Dijk a disputé près de 7 600 minutes de jeu en 78 matches entre juillet 2021 et octobre 2022. (P. Lahalle/L'Équipe)

À la veille du début de la Coupe du monde au Qatar, le syndicat mondial des joueurs Fifpro souligne dans un rapport la surcharge de travail des joueurs.

Les joueurs des sélections brésilienne et portugaise ont été les plus sollicités depuis le mois d'août, parmi les équipes participant à la Coupe du monde au Qatar, selon un rapport du syndicat mondial des joueurs (Fifpro), publié mardi, qui pointe du doigt les cadences infernales du calendrier international. Selon la Fifpro, le Brésil et le Portugal cumulent ainsi environ 30 000 minutes de jeu chacun depuis le mois d'août dernier, soit le double de nombreuses nations qualifiées pour la Coupe du monde. À l'autre bout du spectre, l'Arabie saoudite occuper la dernière place avec 10 000 minutes de jeu. Une « sous-charge » qui s'explique par la brièveté de son Championnat domestique qui n'a commencé que fin août pour s'arrêter mi-octobre.

« Pas de préparation, pas de récupération », insiste cette étude qui prend l'exemple des joueurs de Premier League. Lors des quatre précédentes éditions de la Coupe du monde, au moins 30 jours séparaient leur dernière journée de Championnat du début du tournoi mondial ; une durée tombée à sept jours pour cette Coupe du monde au Qatar. Idem pour la récupération : de 26 jours avant la reprise du championnat anglais près la finale de la Coupe du monde en Russie, cette période sera réduite à huit jours à l'issue de la finale 2022.

De nombreux facteurs susceptibles de compromettre la santé des joueursDepuis le début de la saison 2021-2022, chaque joueur de l'équipe nationale portugaise « a joué en moyenne 5 200 minutes, soit l'équivalent de 58 rencontres de 90 minutes », pointe le rapport qui « souligne l'extrême surcharge à laquelle sont confrontés certains joueurs, en particulier ceux qui évoluent dans des clubs en Europe ou en Amérique du nord et du sud ».

« Le chevauchement des compétitions, les matches consécutifs, les conditions météorologiques extrêmes, une période de préparation condensée et un temps de récupération insuffisante sont autant de facteurs susceptibles de compromettre la santé et les performances des joueurs », souligne le rapport.