Rassie Erasmus se défend après ses tweets contre l'arbitrage lors de France-Afrique du Sud

Rassie Erasmus a mené l'Afrique du Sud vers le titre de Champion du Monde en 2019. (J. Lempin/L'Équipe)

Le directeur du rugby sud-africain Rassie Erasmus a indiqué mardi que la série de tweets qu'il a publiée après le match contre la France n'était pas une attaque contre le corps arbitral.

Le directeur du rugby sud-africain Rassie Erasmus a assuré mardi que ses derniers tweets controversés soulignant les décisions défavorables à l'Afrique du Sud face aux Bleus samedi dernier, n'étaient pas une nouvelle attaque contre le corps arbitral.

L'ancien sélectionneur des Springboks n'a repris ses fonctions que récemment, après avoir été banni par World Rugby pour une vidéo d'une heure dans laquelle il critiquait la performance de l'arbitre Nic Berry lors d'un test entre les Springboks et les Lions britanniques et irlandais l'année dernière.

Cela n'a pas empêché Erasmus de publier plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux qui semblaient remettre en question les décisions prises par l'arbitre Wayne Barnes lors de la défaite 30-26 des Springboks face à la France samedi dernier à Marseille, ainsi qu'un clip d'une remise en jeu qui a conduit au deuxième essai irlandais lors de la défaite 19-16 de l'Afrique du Sud à Dublin au début du mois.

Mais, s'exprimant lors d'une conférence téléphonique mardi après que les champions du monde en titre ont nommé leur équipe pour affronter l'Italie samedi à Gênes, il a assuré qu'il ne s'agissait « pas de s'en prendre à l'arbitre... C'est manifestement quelque chose que nous devons corriger de notre côté ».

Les critiques implicites de l'arbitre anglais Barnes contenues dans les vidéos d'Erasmus ont fortement déplu à l'ancienne star du corps arbitral international, le Gallois Nigel Owens, à la retraite depuis fin 2020. « Pour moi, nous n'avons pas besoin de cela dans le jeu et j'aurais pensé qu'il avait appris sa leçon maintenant », a-t-il déploré.

« Une fois que vous commencez à mettre ce genre de choses sur les réseaux sociaux en remettant en question les décisions, ce n'est pas l'esprit de ce sport... Je ne pense pas que ce soit juste et je n'aime pas ça », a conclu l'ancienne gloire de l'arbitrage international.

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