Raymond Poulidor est mort

Il était l'icône vintage d'une France qui s'éteint. Celle de l'après-guerre, celle de la terre, celle de juillet. Raymond Poulidor s'en est allé mercredi à 83 ans, a annoncé sa famille à l'AFP confirmant une information de L'Equipe. Victime d'un œdème pulmonaire au cours de l'été, l'ancienne gloire du cyclisme des années 1960 et 1970 était hospitalisé depuis la fin du mois de septembre à l'hôpital de Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne), commune où il résidait depuis une cinquantaine d'années. Des examens avaient révélé une usure du cœur. Celui des Français n'a jamais cessé de battre pour "Poupou". Attachés et identifiés à ce coureur populaire qui portait haut la France modeste, laborieuse et profonde.

Né le 15 avril 1936 à Masbaraud-Mérignat dans la Creuse, cinquième fils de paysans pauvres du Limousin, non propriétaires, Raymond Poulidor venait du terroir. D'une famille qui trimait. Il ne manquait néanmoins pas de rappeler qu'il avait vécu une enfance heureuse, malgré la guerre. Il participait aux travaux de la ferme et faisait les commissions en empruntant le vélo de sa mère. Il a tout de suite su qu'il était doué, emboîtant le pas de ses frères qui avaient fait du cyclisme, et compris que ce serait sa façon de s'en sortir.

Il s'est accroché à son rêve de toutes ses forces. Longtemps, après avoir travaillé treize heures par jour aux labours, il a enfourché son deux-roues jusqu'à la nuit. En passant professionnel à 24 ans, après s'être marié à Gisèle, postière de Sa...


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