Real-Barça, Malaga au cœur d'une immense polémique

La Commission Antiviolence a condamné Abdullah Al-Thani le président de Malaga à payer 3500 euros après ses commentaires sur le Barça.

Tout est parti de propos équivoques signés Michel, l'entraîneur des Andalous. Questionné sur Onda Cero, l'ancien coach de l'OM et surtout ancien joueur du Real Madrid avait laissé entendre qu'il ne mettrait pas de bâtons dans les roues du club merengue que Malaga affronte lors du dernier match de la saison.

"Je suis beaucoup plus un madridista que Valdano", avait répondu Michel à un journaliste lui demandant s'il fallait s'attendre à ce que son équipe fasse une "Ténérife" au Real. Une référence à l'équipe de Ténérife entraînée par Jorge Valdano qui avait contribué aux victoires du Barça en championnat lors de deux saisons consécutives dans les années 1990 (1991-92 et 1992-93) en battant deux fois le Real lors de l'ultime levée.

Michel a ensuite atténué ses propos en expliquant, cette fois sur les ondes de la Cadena Ser, que c'était "son Real mais aussi son Malaga" et qu'il allait respecter les règles de la compétition, même s'il espérait que tout soit résolu avant la dernière journée. "C'est toujours mieux de recevoir un champion que de devoir battre votre ancienne équipe", a-t-il toutefois ajouté avec malice.

Cette affaire aurait pu en rester là. Sans le tweet rageur et surtout complètement inattendu du propriétaire de Malaga...

"Ces déchets de Catalans ne vont même pas sentir l'odeur du titre après leurs mensonges sur Michel", a-t-il ainsi écrit sur le service de micro-blogging. Le Barça a réagi immédiatement via un communiqué tout en saisissant le comité anti-violence de la Ligue espagnole, évoquant "une manifestation de principes qui vont à l'encontre du fair play".


Al-Thani, sommé de s'expliquer, a dit jeudi qu'il visait "la presse de cette communauté qui s'attend à ce que Malaga batte Madrid et leur offre le titre". Le cacique andalou s'est ensuite excusé pour ses propos. "C'est inacceptable, nous ne vendons pas les matches", a-t-il ajouté.

Des propos qui risquent d'épaissir encore la polémique dans le contexte particulier de la Liga... En effet, à chaque fin de saison en Espagne, il n'est pas rare de voir ressurgir le spectre des "Maletas". Ces valises de billets proposées par les clubs aux joueurs d'autres clubs non pas pour qu'il baissent le pied, mais pour qu'ils soient motivés au moment d'affronter un adversaire.

Illégales, mais plus ou moins tolérées et sévissant surtout dans les duels pour éviter la relégation, les Maletas ne devraient pas intervenir dans la course au titre cette saison avec les relations très tendues entre Malaga et le Barça. Le club andalou pourrait tout de même bien être, avec ou sans bonus litigieux, l'arbitre du titre.

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