Real-PSG (2-2) : ce Paris n'avait rien de rationnel

C'était le choix fort de Thomas Tuchel. Se priver de Neymar au coup d'envoi de Real-PSG (2-2) ce mardi, au Stade Santiago-Bernabeu, en phase de groupes de la Ligue des champions. Le coach allemand a privilégié la continuité en maintenant son 4-3-3 avec Marquinhos, Idrissa Gueye et Marco Verratti dans l'entrejeu. Mais le "Ney", auteur d'un retour mitigé vendredi dernier contre Lille (2-0), n'est resté qu'une mi-temps hors du terrain.

Son équipe menée à la pause (1-0), et en souffrance, Thomas Tuchel a décidé de lancer Neymar à la place de Gueye dès le retour des vestiaires. Un changement tactique radical puisque le Brésilien s'est positionné derrière Mauro Icardi, dans un rôle de pur meneur de jeu, faisant mixer l'équipe en 4-2-3-1.

Un PSG peu créatif... avant 2 minutes de folie !

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Les "4 Fantastiques", Neymar, Mbappé, Icardi et Di Maria, se sont alors retrouvés ensemble sur le terrain pour la première fois de la saison. Sans que le PSG ne retrouve vraiment de sa superbe dans l'engagement, l'intensité et la créativité. Icardi et Di Maria, pourtant si performants ces dernières semaines, sont sortis dès la 76e, remplacés par Pablo Sarabia et Julian Draxler. La preuve, s'il en fallait une, que les hommes en forme du PSG n'étaient pas au mieux.

Neymar PSG Paris Saint-Germain 2019-20
Neymar PSG Paris Saint-Germain 2019-20

Neymar, lui, s'est très souvent retrouvé pris entre Casemiro et Toni Kroos. Il a rarement trouvé les décalages, terminant le match derrière Mbappé passé en pointe. Un choix payant pourtant, puisque juste après le but du break de Karim Benzema (2-0, 79e), l'international français a réduit la marque, profitant d'une erreur de la défense madrilène (2-1, 80e). Le début de 180 secondes de folie, Sarabia égalisant dans la foulée d'une frappe limpide sous la barre (2-2, 83e).

Merci Navas !

Un scénario incroyable, déroutant voire inespéré quand on se remémore le nombre d'occasions du Real Madrid. Keylor Navas, irrésistible dans son ancien temple, a longtemps tenu le navire parisien à flot. Une bonne partie de ce point pris à Madrid lui revient, même si son poteau l'a sauvé en toute fin de match (90+4e). Un dernier rempart au rendez-vous, encore. Décisif pour ce PSG, qui n'avait rien de rationnel, mais qui est maintenant assuré de terminer en tête de son groupe.

Benjamin Quarez, à Madrid (Espagne)

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