Le recrutement rapide de Quartararo, autre signe du renouveau Yamaha

Fabien Gaillard
motorsport.com

Depuis 2015 et le sacre de de se poser en véritables rivaux de Márquez et Honda, même si cela n'a pas non plus empêché le tandem de poursuivre sa moisson.

À l'hiver 2018-2019 cependant, conscient de la manière dont les choses lui échappaient, Yamaha s'est décidé à réagir et a revu son organisation ainsi que sa façon de travailler. Même si la saison 2019, marquée par deux victoires pour , n'a pas été redoutablement bonne, elle a recelé de nombreux motifs d'espoir et d'optimisme, marquant ainsi un véritable renouveau. "Je pense qu'un grand travail a été réalisé, surtout en termes de réorganisation, en particulier en ce qui concerne les échanges avec l'usine et les programmes respectifs de développement", a expliqué Massimo Meregalli, team manager de Yamaha, à GPOne.

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"Pendant peut-être trois ans nous avons dû faire avec une situation qui par certains aspects était particulière, tandis que l'année dernière il y a eu un grand changement de braquet. La nouvelle moto était arrivée à Brno, puis des évolutions sont arrivées pendant des tests jusqu'à ce que nous recevions la version définitive de la moto entre l'Espagne et la Malaisie. Je crois que le plan mené à l'usine a porté ses fruits et ils sont désormais évidents, d'autant que nous avons une base solide sur laquelle travailler. Je considère que c'est un aspect clé, étant donné que nous n'avons jamais chamboulé la moto, sur aucun circuit, et ce discours vaut aussi pour les M1 satellites."

D'aucuns voient également dans la manière dont a été mené le mercato en vue de 2020, avec l'arrivée annoncée très tôt de  en fin de cycle mais toujours le bienvenu dans le giron Yamaha, une manifestation supplémentaire de ce changement d'approche. Surpris, Massimo Meregalli ? "Plus que surpris, j'ai surtout aimé la manière dont Yamaha a mené les opérations", a-t-il lancé, pour Sky Italia.

Puis, concernant ce "changement d'ADN" opéré, il a ajouté : "Cela a été un changement de génération, dans la manière dont ils ont commencé à aborder le travail, la détermination, l'échange d'informations constant. Nous n'étions pas tellement au courant de ce qui se passait au Japon. Ce changement de communication, y compris dans la manière de travailler que nous avions nous, les Européens, avec les Japonais, et vice versa, a formé un bon package. Nous avons bougé au bon moment, étant donné que nous ne pouvions pas attendre Vale, mais puisque nous voulions le garder nous avons trouvé la solution pour malgré tout lui laisser le temps de prendre une décision en mettant à sa disposition le package officiel, dans le team Petronas et non le nôtre. À mon avis, nous avons réussi à tout avoir."

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Une dynamique globale donc, impulsée par le responsable de projet nommé début 2019, Takahiro Sumi, et qui en bout de chaîne a déteint, par exemple, sur un Viñales qui semble avoir retrouvé de grandes ambitions après plusieurs saisons frustrantes. "Je me sens plutôt bien chez Yamaha, parce que je peux me battre pour le titre", a-t-il expliqué pour DAZN. "L'arrivée de Sumi a changé la mentalité de toutes les personnes qui y travaillent. Yamaha a bien réagi."

Rassuré par l'orientation technique prise, le pilote espagnol a également senti se renforcer le soutien qui lui était apporté, ce qui s'est traduit par la mutation de son staff technique, puis une proposition de contrat pour les saisons 2021-2022 qui ne lui a pas inspiré la moindre hésitation. Désormais très en confiance, Viñales pourrait bien avoir un atout déterminant pour atteindre son objectif. "Je me réveille tous les jours en pensant à devenir Champion du monde, c'est mon objectif. Je suis très satisfait de ce qu'ils m'ont transmis pour cette année et content d'être au premier plan", admet-il.

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