Red Bull pense à concevoir ses propres moteurs en F1

Basile Davoine
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En raison du retrait annoncé de Honda, qui sera effectif en fin de saison prochaine, Red Bull cherche à acquérir la propriété intellectuelle des blocs japonais afin de les exploiter lors des saisons suivantes pour ses deux équipes, . C'est sur ce scénario, encore conditionnel, que travaille ardemment la firme autrichienne et, si une infrastructure voit le jour pour répondre à ce besoin et se montre performante, l'envie d'aller plus loin lors du cycle suivant de réglementation pourrait prendre de l'ampleur. Encore faudrait-il que cette option soit également suffisamment viable financièrement pour qu'elle se concrétise, tandis que le futur règlement pourrait être avancé à 2025 au lieu de 2026.

"Si les indices selon lesquels la nouvelle motorisation sera beaucoup plus simple dans sa conception se confirment, que le MGU-H est supprimé et que ça reste novateur tout en ayant une limite de coût aux alentours de 50 millions par an, alors ce n'est plus un problème aussi complexe que pour la motorisation actuelle", explique Helmut Marko, conseiller spécial de Red Bull, dans une interview accordée à Motorsport.com. "Cela voudrait dire que l'on pourrait alors faire du développement pour un tel moteur avec les installations que nous aurons à Milton Keynes."

Directement interrogé sur le fait qu'il s'agirait alors d'un moteur 100% Red Bull, l'Autrichien acquiesce : "Correct. Que ce soit seul ou à travers une collaboration, je dirais que ce serait ensuite une question de négociation."

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Dans l'immédiat, Red Bull concentre son attention sur le fait de trouver une solution à plus court terme, pour 2022. Des progrès ont été faits dans l'optique de conserver les unités de puissance Honda après le retrait du constructeur, mais le tout dépend toujours des négociations en cours avec la FIA autour d'un éventuel gel des moteurs, réclamé par Red Bull afin de mettre son plan à exécution. "Je dirais que c'est [fait] à 80 ou 85%", assure Marko quant au fait de conserver ces moteurs en 2023. Au point de ne pas avoir réellement de plan B à l'heure actuelle : "Nous sommes totalement concentrés sur le projet Honda".

Bien que Honda possède des infrastructures à Milton Keynes, non loin de l'usine Red Bull, l'écurie souhaiterait organiser ce futur département moteur au sein même de ses propres installations, sans forcément récupérer les locaux de la marque nippone. "Nous prévoyons d'effectuer la maintenance des moteurs sur notre campus Red Bull existant, et d'adapter un espace à cet effet", précise Helmut Marko.