Red Bull veut aider Albon à retrouver confiance avant la Turquie

Fabien Gaillard
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Alex Albon tente de prouver à Red Bull qu'il mérite de conserver un baquet en F1 l'an prochain, l'écurie évaluant toujours si elle doit maintenir le Thaïlandais à son poste ou aller vers un pilote plus expérimenté mais hors du programme de la filière, avec comme favoris de ce côté-là Nico Hülkenberg et Sergio Pérez.

Une chose est sûre, Albon ne s'est pas vraiment fait une faveur lors du Grand Prix d'Émilie-Romagne après avoir été coincé dans le peloton en première partie de course puis s'être fait dépasser et être parti en tête-à-queue dans les derniers tours suite à la relance sous Safety Car.

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Il ne reste plus que quatre courses à disputer cette année, et Red Bull va devoir relativement rapidement prendre sa décision sur le pilote qui fera équipe avec Max Verstappen la saison prochaine. Albon est donc sous une très grande pression.

S'exprimant sur la performance de son pilote à Imola, le directeur de Red Bull Christian Horner a déclaré à Sky Sports : "C'était une course difficile pour Alex, car il était dans cette confrontation avec Charles [Leclerc] et Daniel [Ricciardo] toute l'après-midi. Ensuite au restart, en se battant avec Pérez qui avait des pneus neufs, il a juste perdu la voiture à la seconde chicane. Donc c'était extrêmement frustrant pour lui de revenir avec zéro point, et pour l'équipe également. Nous allons évidemment essayer de travailler avec lui d'ici la Turquie et de le remettre sur pied."

Du côté du conseiller Red Bull et responsable de la filière, Helmut Marko, il a été indiqué que l'équipe pouvait attendre la dernière course de la saison à Abu Dhabi pour prendre une décision sur son duo de pilotes.

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Tirant le bilan de sa propre course, Albon a estimé que sa plus grosse erreur à Imola avait peut-être été de ne pas s'arrêter pour monter des pneus tendres lors du Safety Car, ce qui l'a mis à la merci des pilotes qui l'avaient fait derrière lui, comme Sergio Pérez et Daniil Kvyat.

"C'est une de ces courses que nous passons entièrement derrière les autres voitures. Il n'y avait pas beaucoup mieux à faire. Avec le recul, nous aurions potentiellement dû nous arrêter quand les autres l'ont fait en fin de course car, bien entendu, nous étions la première voiture en pneus froids qu'ils trouvaient sur leur chemin, donc il allait être difficile de les retenir [...] C'est une de ces courses où si nous nous étions arrêtés, nous aurions pu envisager un podium. Mais c'est comme ça."

Réagissant à une question lui demandant s'il pouvait aller chercher encore plus de performance, il a répondu : "C'est déjà ce que je fais pour être honnête. Ce n'est pas comme si ça n'était déjà pas le cas, mais bien sûr je m'accroche, je fais tout ce que je peux. Rétrospectivement, ce n'était pas un mauvais week-end pour moi, mais nous allons nous concentrer sur la Turquie."