Red Bull veut une décision rapide pour sa motorisation 2022

Basile Davoine
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Sans motoriste à compter de 2022, le clan Red Bull veut déterminer la voie à suivre d'ici la fin du mois. La firme autrichienne subit le retrait annoncé de Honda, qui quittera la F1 au terme de la saison prochaine et ne motorisera plus . Dans sa quête d'alternative, Red Bull a fait du rachat des blocs japonais sa priorité, mais le conditionne à un gel des moteurs à partir de 2022, sans quoi le développement serait trop coûteux. Or un tel scénario est très hypothétique sachant que deux des trois autres motoristes du plateau, Ferrari et Renault, s'y opposent. Mercedes y est en revanche favorable.

Christian Horner évoque néanmoins des "discussions très productives" ayant eu lieu récemment avec la F1 et la FIA, insistant sur la volonté de ne pas laisser la technologie de Honda être inexploitée et sur la possibilité d'un accord avec la marque pour faire l'acquisition de sa propriété intellectuelle. D'autant que le bloc propulseur nippon sera entièrement nouveau l'année prochaine.

"Avant de prendre tout engagement concernant le futur moteur, il y a évidemment des éléments clés qui doivent être en place concernant le gel des moteurs, ce genre de choses", explique le directeur de Red Bull Racing. "Notre option préférée serait de continuer avec l'unité de puissance qui sera dans la voiture l'an prochain, naturellement rebadgée autrement et si nous pouvons trouver un accord avec Honda pour l'utilisation de leur propriété intellectuelle. Ce serait vraiment dommage de voir ces moteurs rester dans un entrepôt quelque part au Japon. Sous réserve de la réglementation, la voie à suivre serait de trouver un accord pour continuer avec ces unités de puissance."

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À partir du 1er janvier prochain, les écuries seront autorisées à débuter le travail sur leur monoplace 2022, qui épousera la future réglementation technique. Ce développement est à présent interdit afin de réduire les coûts dans cette année frappée par la crise du coronavirus. Red Bull souhaite donc connaître ses plans avant cette date afin de ne pas prendre de retard dans l'intégration du futur bloc moteur. Le directeur technique Adrian Newey pourrait s'accommoder d'un éventuel délai supplémentaire, mais l'écurie de Milton Keynes souhaiterait l'éviter.

"Adrian est toujours le dernier frein pour ce genre de choses, il attendra donc la meilleure décision possible", confie Horner. "Mais il y a évidemment des aspects pratiques qui doivent être décidés. C'est du long terme pour les moteurs. Si nous devions adopter un tel projet [en rachetant les moteurs Honda], il y aurait énormément de travail en coulisses afin que ça se fasse et se mette en place. Nous devons vraiment affermir notre position d'ici la fin du mois."

Si ce scénario devenait irréalisable, Red Bull pourrait se tourner vers Renault, qui ne pourrait pas refuser de motoriser l'écurie compte tenu de l'obligation qui est faite sur ce point par la réglementation.