Renault : La F1 doit réfléchir à des options comme l'hydrogène

Fabien Gaillard
·2 min de lecture

La décision prise par Honda de quitter la Formule 1 fin 2021 a posé la question de l'avenir de la motorisation actuelle, avec une formule turbo hybride qui doit être maintenue jusqu'en 2025 avant un passage à des unités de puissance moins chères et moins avancées techniquement. Pour un certain nombre d'observateurs, la fin de l'aventure du motoriste japonais sonne l'alarme et doit pousser à des changements importants.

Pour le responsable de Renault F1, Cyril Abiteboul, la discipline reine doit travailler pour mettre en place un groupe chargé de se pencher sur d'autres options futures, parfois en empruntant des chemins totalement différents. Et parmi celles-ci, le Français n'hésite pas à aborder la question de l'hydrogène.

Lire aussi :

Le rachat du moteur Honda par Red Bull est-il envisageable ?

"Je pense que ce qui compte le plus est que nous définissions la bonne technologie pour la prochaine génération. Il y a beaucoup de technologies qui émergent. Nous voyons que le monde de l'automobile est plein de doutes. Il y a quelques années, nous n'aurions jamais parlé d'hydrogène. C'est une nouvelle chose qui se profile. Sera-ce adéquat ou approprié pour la Formule 1 ? Qui sait ? Je ne sais pas."

"Mais je pense qu'il est important de prendre un peu de recul, d'attendre pour prendre la bonne décision. Mais cela dit, nous pourrions peut-être créer un groupe qui serait un groupe mixte de personnes, d'experts, entre tous les constructeurs, comme nous l'avons fait pour les systèmes respiratoires pour le COVID. C'était incroyable de voir cette collaboration entre les équipes. C'est quelque chose que nous pourrions faire, faire de la recherche avancée, des études avancées pour la prochaine génération d'unité de puissance afin de s'assurer que c'est ce qu'il faut en termes de spectacle, de coût, de compétitivité et de plateforme marketing, et nous devrions le faire le plus tôt possible."

Lire aussi :

Rosberg : Un départ de Wolff pourrait entraîner la chute de Mercedes

Pour Toto Wolff, le directeur exécutif de Mercedes, la F1 a fait le bon choix en attendant 2026 pour introduire une nouvelle réglementation, mais est enclin à l'introduction d'une réduction des coûts. "Assurément, un plafond de dépenses et un genre de gel doivent être introduits, en gardant à l'esprit qu'il nous faut un statut où tous les moteurs sont plus ou moins égaux."

"Nous ne voulons pas d'une situation où nous gelons les unités de puissance et où il y a de grands écarts de performances. Mais à l'avenir, nous devons tous nous asseoir autour d'une table, discuter de la technologie la mieux adaptée au monde réel ; comment pouvons-nous simplifier la technologie afin de dépenser moins et d'avoir ensuite un nouveau format auquel tout le monde adhère à partir de 2026 ?"