Renault et McLaren n'ont utilisé qu'un moteur lors des essais

Fabien Gaillard
motorsport.com

Alors que se profile la première manche de la saison 2020 de Formule 1 à Melbourne, aborde l'exercice à venir avec une confiance renouvelée sur les plans de l'aéro et de la fiabilité. Invité de Canal+ dans l'émission "La grille", Cyril Abiteboul a ainsi expliqué que l'écurie française ressortait des essais hivernaux, qui se tenaient du 19 au 21 puis du 26 au 28 février, avec beaucoup de positif, et notamment du côté de l'unité de puissance.

"Pour nous, ça a été plutôt de bons essais", a ainsi répondu Abiteboul à une question sur le bilan à tirer des six journées de roulage. "On a bien roulé, on a fait 3500 km, on visait 3750. On a couvert tous les enjeux majeurs de ces essais, à savoir, déjà, s’assurer que la voiture est fiable, qu’elle répond bien, qu’elle est en ligne avec nos attentes en termes de gains de performance pendant l’hiver."

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"Ça, c’est la grande satisfaction parce qu’on avait vraiment des bons problèmes de corrélation côté aéro l’année dernière et ces problèmes sont plutôt derrière nous. C’est important pour la voiture qui est née, mais également pour le plan de développement qui est à venir."

Le dirigeant français a révélé que, contrairement à . C’était un des gros enjeux de l’hiver, cette fiabilité qui nous a coûté en particulier beaucoup en début de saison l’année dernière."

Malgré tout, sur le plan de la hiérarchie, l'heure n'est pas aux prédictions sur la base des temps réalisés en Catalogne : "Sur le reste, [quant à savoir] où on se situe, c’est vraiment très, très difficile de tirer des conclusions si ce n’est que ça va être sacrément serré. Donc ça peut être une saison très intéressante, très excitante à vivre pour tout le monde, c’est pour cela qu’on veut qu’elle se déroule."

Un match avec McLaren et Racing Point pour la 4e place

La saison 2019 de Renault F1 a été décevante à plus d'un titre et l'objectif pour 2020 est évidemment de retrouver la place qui avait été celle de l'écurie en 2018, à savoir la quatrième derrière un top 3 qui semble encore immuable en cette dernière année de la réglementation actuelle. "L’objectif 2020 c’est de se remettre quatrième. Raisonnablement, sauf tremblement de terre, on ne peut pas espérer mieux à ce stade."

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"Mais cet objectif de quatrième il ne sera pas simple quand on voit le résultat des essais, des chronos, même avec toutes les inconnues. On sait qu’il y a au minimum deux forces qui seront très proches [de Renault] – peut être un peu devant, peut-être un peu derrière, je ne sais pas encore – qui sont McLaren et bien sûr . Donc ce match pour la quatrième [place] sera intéressant."

Toutefois, Renault, comme la plupart des autres écuries, devra économiser ses forces et ne pas se jeter entièrement dans ce combat, s'il a lieu, à moins d'un an de l'entrée en vigueur d'une réglementation révolutionnaire. "L’enjeu de cette année est de ne pas mettre toutes nos forces dans cette bataille-là. On continue d’avoir un œil sur le moyen terme, on a une pression très forte sur le court terme – il faut faire mieux, on va essayer de faire mieux – mais également ne pas ‘se tuer’ sur 2020 et s’engager très fort sur 2021. Le moteur est bien avancé, il faut que le châssis, maintenant que le règlement est à peu près bien défini, accélère bien sur 2021."

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