Renault reconnaît avoir "mal géré les attentes" en 2019

Fabien Gaillard
motorsport.com

La saison 2019 de avait été grand et perçu comme la confirmation des ambitions d'Enstone et Viry-Châtillon.

Cyril Abiteboul, directeur général de l'écurie française, était l'invité de Canal+. Interrogé sur la note qu’il aurait mise à Renault pour la campagne 2019, il a expliqué : "Pas une bonne note sur un certain nombre d’aspects parce que, déjà, notre objectif numéro 1 était de consolider cette place de quatrième et on l’a pas fait. C’était de se rapprocher un peu plus des top teams. On l’a fait, mais pas suffisamment, finalement ce qui compte c’est la concurrence."

Lire aussi :

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

Renault fait un pas vers un engagement à long terme en F1

Le Français estime également que le Losange n'a pas su gérer la pression liée aux résultats mais également aux attentes. "Et puis, [quelque chose qu’] on n’a pas bien fait, mais ce n’est pas la première fois, [c’est] la gestion des attentes : on a eu une très bonne dynamique les trois premières années, on a eu la signature de Daniel [Ricciardo], d’autres signatures, d’autres annonces, des investissements... Tout le monde s’attendait à un step de plus, même si on sentait bien qu’il y avait un plafond de verre qui serait compliqué à franchir."

"Il y a eu un écart important entre ce que les gens attendaient de nous sur la base de ce qui s’était passé jusque-là et ce qu’on a réalisé. Et ça, ça fait une appréciation négative mais encore une fois notre prestation n’a pas été bonne : problèmes de fiabilité en début de saison, développement aéro qui ne s’est pas fait… Donc pas une bonne saison, mais une saison qui n’a pas été inutile parce qu’il y a eu pas mal de réactions, des changements, quatre postes clés qui ont été changés au cours de l’année."

En fin de saison passée, Renault a annoncé plusieurs changements d'importance dans son organisation interne, avec l'arrivée de Pat Fry à la direction technique, de Dirk de Beer à la tête du département aéro ou encore la promotion de James Rodgers au poste de chef aérodynamicien.

À lire aussi