Rennes-Lille, Gelson Fernandes : "C'était tendu cette semaine..."

Rennes a retrouvé le sourire samedi contre Lille (2-0) après une semaine marquée par la "grogne" de l'actionnaire et du président René Ruello.

Alors qu'il n'avait plus foulé un terrain de Ligue 1 depuis le 4 mars dernier à Metz (1-1), Gelson Fernandes a retrouvé une place de titulaire samedi contre Lille (2-0). Aligné aux côtés de Sanjin Prcic, le milieu international suisse s'est montré soulagé et heureux après la rencontre. Le milieu de terrain de 30 ans a donné son avis sur la grève des Ultras rennais (le Roazhon Celtic Kop). Il dit comprendre les critiques visant l'effectif "Rouge & Noir" et tente de rassurer les supporters en annonçant des jours meilleurs pour l'équipe bretonne.

France-Paraguay à Rennes le 2 juin

Avec cette victoire, vous dites-vous que le maintien est désormais acquis ?

Gelson Fernandes : Je pense que oui, pour le maintien c'est acquis. Ce n'est pas encore mathématique, mais bon... On a eu une semaine compliquée, avec beaucoup de remise en question. Le match à Nancy nous a fait très mal. On n'a pas tout réussi ce (samedi) soir, mais on a montré un bon état d'esprit. On a essayé de presser haut l'adversaire et de montrer autre chose en termes d'envie surtout.

Le but de Mubele vous a aussi permis de vous libérer très tôt...

Oui, le premier but arrive tôt, mais on a surtout fait une très bonne entame de match. On était dans le camp adverse, ils ont eu du mal à ressortir le ballon. Leur quatuor offensif est de qualité, mais Benoît (Costil) a fait un gros match et c'était important de gagner.

Est-ce un soulagement pour l'ensemble du groupe ?

Disons que le fait de regagner fait plaisir. On n'avait pas battu d'adversaire depuis le match contre Lorient ( 1-0, le 25 février dernier, ndlr ). Trois points, ça fait du bien. Maintenant, il reste cinq matches qu'il faudra bien négocier pour prendre le maximum de points possibles.

Avez-vous compris les critiques après le match à Nancy ?

C'est compréhensible et elles étaient méritées. Quand on donne la joue, c'est pour prendre la claque.

Comment avez-vous réagi en constatant la grève de votre kop ?

Ils payent leur abonnement et ils ont le droit de protester. Nous, on donne le maximum, ça fait partie du football et j'espère qu'on pourra leur donner un peu de bonheur d'ici la fin de la saison.

On sent que vous avez plus insisté sur le mental qu'autre chose ce (samedi) soir...

On n'avait pas le choix. On était dos au mur. C'était tendu cette semaine, il faut être honnête.

Le coach dit que vous avez réagi pour vous, mais aussi pour le club. Est-ce bien cela qu'il faut retenir ?

Oui, parce qu'on est d'abord salariés du club et surtout on a un club qui nous donne toutes les conditions pour travailler du mieux possible. Ça ne se reproduit pas toujours en match, mais on travaille bien. J'en ai vu des clubs, j'en ai vu des trucs, et quand tu travailles, ça paye. Je ne sais pas quand exactement, mais ça payera. J'en suis persuadé et je l'espère fortement pour le coach.


Benjamin Quarez, au Roazhon Park

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages