Rennes-OL — Les notes : vite, que la saison se termine !

Cette fois-ci, l’OL n’a pas fait illusion. A 11 contre 10 pendant quasiment toute la rencontre, les Lyonnais ont livré un match nullissime, et on a bien cru qu’ils s’en sortiraient, comme souvent, sur un coup du sort. Heureusement, parfois, la justice existe dans le football.

Comment Lyon a-t-il pu rater la victoire cet après-midi ? Tout, absolument tout est pourtant allé dans les sens des Gones cet après-midi. Après l’exclusion de Bensebaïni et le penalty qui allait avec à la quatrième minute, le match semblait déjà plié. Et pourtant, Lyon a réussi l’exploit de concéder le nul face à une équipe de Rennes regroupée derrière et qui a su profiter des incroyables largesses de la défense lyonnaise.

La somme de toutes les erreurs

Que l’on soit lyonnais ou rennais, on ne peut que se satisfaire de voir un peu de justice dans ce match. Les choix de départ de Bruno Genesio étaient déjà contestables, mais alors comment justifier la bouillie de football produite par l’OL, à 11 contre 10 pendant 85 minutes, contre une équipe qui n’a gagné qu’un match sur ses douze dernières rencontres ? Jamais l’OL n’aura mis la main sur une rencontre qui lui semblait donnée. Jamais les Gones n’auront produit à un seul moment un football plaisant. Jamais Lyon n’aura été véritablement dangereux, et le but de Maxwel Cornet a d’ailleurs confirmé cette idée en prenant tout le monde par surprise. Déjà lâché pour le podium, Lyon n’est pas encore sûr de verrouiller sa quatrième place, un bilan scandaleux pour le deuxième budget de Ligue 1.

A posteriori, lorsque que les Mammana, Tolisso, Darder et autres Lacazette évolueront dans les plus grands clubs européens, il est fort probable que l’on se repenchera sur cette saison 2016-2017 avec amertume tant cette génération dorée de l’OL, dotée d’un talent individuel immense, aura été sabordée par des choix douteux, un plan de jeu austère et un manque de leadership affligeant. La Ligue Europa reste le dernier espoir de salut pour cet Olympique Lyonnais moribond et déprimant. Avec des performances comme celle de ce dimanche, difficile d’y croire.


LES NOTES

Lopes (6) : A peu de choses près, on aurait pu ne pas noter du tout Anthony Lopes tant le portier lyonnais n’a rien eu à faire pendant 75 minutes. Et puis, Lyon s’est écroulé, laissant son gardien démuni face à une frappe imparable de Mubele. Difficile d’en vouloir au Portugais qui doit probablement être fatigué d’être aussi mal entouré.

Rafael (5) : Dans un match où il n’a pas eu à défendre ou presque, on aurait pu attendre un peu plus de Rafael, très libre sur son côté droit. Le Brésilien a tenté, dribblé, mais jamais réellement créé la faille.

Mapou (3) : Des choix incompréhensibles, Bruno Genesio en a fait cette année. Mais la palme revient peut-être à la titularisation de Mapou Yanga-Mbiwa plutôt que Mammana en défense centrale. L’Argentin, plutôt solide et précieux dans ces matches où le ballon est monopolisé par les Gones, doit bien se demander ce qui justifie que Mapou, qui n’a pas livré une seule prestation de réelle qualité cette saison, le dépasse dans la hiérarchie. Ce n’est pas ce match qui justifiera ce choix incompréhensible : pas rassurant du tout, l’ancien Montpelliérain n’a pesé ni dans les duels, ni dans le marquage, ni dans la relance. Belle performance.


Diakhaby (3) : Mouctar Diakhaby est grand et fort dans les duels. Mais à part ça… Catastrophique dans la première passe, le jeune Lyonnais est grandement coupable sur l’égalisation rennaise où il se protège déja avant même que Mubele ne frappe, sans jamais chercher à combler l’angle de tir…

Morel (3) : Pendant 30 minutes, on a bien cru que c’était Marcelo Morel qui était sur la pelouse. Montées rageuses, dédoublements bien sentis et principal responsable du penalty obtenu par l’OL en début de match, Morel faisait un sans-faute. Puis, la catastrophe : centres en tribunes, contrôles approximatifs, passe décisive pour Cornet au milieu (!), et marquage ridicule sur l’égalisation de Mubele. Ouf, on a eu peur.


Tousart (5) : Encore une fois, et malgré une performance plutôt moyenne, Lucas Tousart a confirmé qu’il était meilleur seul qu’avec Maxime Gonalons dans ses pattes. Solide à la récupération, le Nordiste a longtemps tenu seul la baraque à l’arrière avant de s’éteindre sur le dernier quart d’heure. Le fait qu’un gamin de 19 ans soit le seul pilier qui maintien la maison OL sur pieds en dit long sur l’absence de maîtrise de l’OL et sur le flou de son projet de jeu.

Tolisso (4) : On attendait beaucoup de Corentin Tolisso à la construction, lui qui sortait tout juste d’une première sélection mitigée avec les Bleus. Eh bien c’est raté. “Coco” n’a jamais pesé sur le jeu, enchaînant mauvais choix et frappes lointaines inespérées. Le numéro 8 des Gones aurait pu sauver son match par un but sur corner, mais les coups de casque du relayeur lyonnais n’ont cette fois pas fait mouche.

Darder (3) : Sergi Darder aurait du ouvrir la marque à la 4e minute d’une frappe limpide sous la barre, dommage que Rami Bensebaïni ait sorti la parade (et récolté un rouge au passage). Pour le reste, l’Espagnol a livré 25 bonnes minutes avant de sombrer petit à petit comme toute son équipe. Visiblement peu en confiance, l’ancien de Malaga n’est vraiment plus dans son assiette, tout comme Nabil Fékir, entré à sa place à 12 minutes du terme et pour qui la rupture avec Bruno Genesio semble actée. Deux grands incontestables talents gâchés par une gestion calamiteuse.


Valbuena (5) : Comme depuis quelques temps, Mathieu Valbuena a probablement été le meilleur lyonnais sur le terrain cet après-midi. Décisif sur le but où il ouvre la voie à Morel, le Libournais a été une nouvelle fois très précieux sur coup de pied arrêté, avec notamment ce très beau coup-franc détourné par Costil et ce corner bien tiré, tout proche d’offrir l’ouverture du score à Tolisso. Sa sortie a d’ailleurs provoqué la chute de l’OL, privé de son seul élément capable de donner du liant au milieu. L’entrée de Memphis, virevoletant mais encore un peu perso, n’a pas compensé la sortie de Petit Velo’v.

Cornet (3) : Maxwel Cornet a marqué un but. Un but salvateur qui lui évite la note de 1 ou 2. Pour l’analyse, merci de consulter les 25 papiers précédents. Le temps passe et Maxwel Cornet stagne plus que jamais. Le fait que l’ancien Messin ait pu disputer une nouvelle fois 90 minutes reste un mystère que les plus grands chercheurs de la planète Terre chercheront encore à élucider dans 2000 ans.


Lacazette (3) : Un péno raté, très peu de ballons touchés, un manque de justesse et un instinct de tueur en berne : voilà le premier match raté sur toute la ligne de la part d’Alexandre Lacazette. Ca arrive, et vu le niveau global de l’OL, on lui pardonnera sans mal.


Charly M. 

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages