De retour à l'OL, Tolisso reste sur une saison au goût amer au Bayern

Corentin Tolisso au duel avec Linus Gechter lors de la victoire du Bayern sur la pelouse du Hertha Berlin (4-1), le 23 janvier en Bundesliga. (Tay Duc Lam/Witters/Presse Sports)

Freiné par les blessures, Corentin Tolisso, qui a choisi de revenir à l'OL, n'a été titularisé qu'à neuf reprises avec le Bayern en Bundesliga la saison dernière.

Corentin Tolisso n'aura donc pas eu d'adieux officiels à l'Allianz-Arena. Le 14 mai, alors que le Bayern Munich célèbre son dixième sacre national de rang avec ses supporters, il a été convenu que le milieu international (28 sélections, 2 buts) ne reçoive pas le bouquet de fleurs traditionnellement prévu pour les joueurs qui s'apprêtent à quitter la Bavière. À ce moment-là, il est encore question de discuter avec le Français, mais les négociations échoueront quelques jours plus tard.

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Parallèlement, les dirigeants munichois ont enrôlé le jeune international néerlandais Ryan Gravenberch (20 ans, 10 sélections) de l'Ajax pour quelque 20 millions d'euros afin de renforcer leur entrejeu et l'international autrichien Konrad Laimer (25 ans, 24 sélections) devrait s'engager dans les prochains jours en provenance du RB Leipzig pour un montant encore supérieur. Autant dire qu'Oliver Kahn (président du conseil d'administration) et Hasan Salihamidzic (directeur du football) planifiaient l'avenir sans Tolisso depuis de longues semaines.

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Son arrivée sur les bords de l'Isar en août 2017 avait été fortement médiatisée, lui qui avait détrôné à l'époque Javi Martinez pour devenir le transfert le plus onéreux de l'histoire du Bayern en débarquant de Lyon pour 42,5 M€ (battu depuis par Lucas Hernandez avec un transfert de 80 M€ en provenance de l'Atlético de Madrid en 2019). Julian Nagelsmann, l'entraîneur du club allemand, appréciait son profil, même si Tolisso a souvent été barré par le duo formé par Joshua Kimmich et Leon Goretzka devant la défense. La saison dernière, il n'a pas su profiter de la longue indisponibilité de Goretzka (genou) pour se relancer à son poste de prédilection de milieu relayeur et prouver aux responsables qu'il mériterait de prolonger son séjour à Munich.

La faute, comme si souvent au cours de ses cinq années au Bayern, à un corps trop fragile qui l'a encore trahi à plusieurs reprises depuis la trêve hivernale. Excédé par ses pépins à répétition, il a d'abord violemment frappé du poing la pelouse de l'Allianz-Arena face au promu Greuther Fürth (4-1) le 20 février, lorsqu'il avait été victime d'une déchirure musculaire à une cuisse avant la pause, puis à Fribourg (4-1) le 2 avril : un quart d'heure seulement après son entrée en jeu, il avait rechuté. Profitant d'une confusion générale liée à une erreur d'arbitrage, il regagna les vestiaires sans que personne ne s'en rende compte, une nouvelle fois terriblement marqué par une énième blessure. Pour son ultime exercice outre-Rhin, le bilan de Tolisso n'est pas reluisant, avec seulement neuf titularisations en Championnat et trois en Ligue des champions.

« Coco a un gros mental, il ne lâche jamais rien, s'était félicité Nagelsmann au début du printemps. Son dynamisme, son énergie et ses projections vers l'avant sont précieux, mais son corps le trahit trop souvent et il est du coup freiné en plein élan, ce qui justifie pleinement ses réactions si émotives lorsqu'il se blesse. Son potentiel est fantastique, il mériterait tellement mieux. »

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