Ricciardo s'attend au chaos lors du premier Grand Prix

Benjamin Vinel
motorsport.com

Jamais les athlètes de la catégorie reine n'ont dû faire face à une telle période d'inactivité, surtout dans un contexte où les restrictions gouvernementales des différents pays ont réduit le champ d'action de leur préparation physique. Nombreux sont ceux qui prennent leur mal en patience en participant à des courses de simracing, en attendant de pouvoir retrouver le véritable cockpit de leur monoplace et prendre la piste... ce qui pourrait engendrer, au retour en Grand Prix, des manœuvres peut-être trop optimistes !

"Il y aura une sorte de chaos ; espérons qu'il sera maîtrisé !" commente , pilote Renault, au micro de BBC Radio 5 Live. "Je ne parle pas vraiment de voitures dans tous les sens, mais nous allons être extrêmement rouillés, avec une combinaison d'émotion, d'enthousiasme et d'impatience."

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Le cou des pilotes souffrira lors du premier Grand Prix

"Il y a des pilotes qui sont performants à ce niveau d'adrénaline et d'autres qui ne le sont peut-être pas. Il va donc y avoir des dépassements audacieux, d'autres qui seront mal évalués. Je suis sûr que l'on va voir un peu de tout."

L'Australien, qui fêtera ses 31 ans le 1er juillet prochain, va toutefois bénéficier de son expérience : il est le cinquième pilote de la grille ayant disputé le plus de Grands Prix en carrière avec 171 départs. Lorsqu'il lui est demandé si son corps va avoir besoin de temps pour se réhabituer au pilotage, Ricciardo répond : "Si c'était ma première ou ma deuxième année en F1, si je n'y étais pas encore complètement adapté, ma réponse serait oui. Mais les essais hivernaux sont normalement un bon point de référence."

"Lors de mes premières saisons, le jour 1 des essais hivernaux avait toujours la sensation d'un choc [par manque d'habitude], mais plus ma carrière se prolonge, moins c'est un choc. Les rookies, ceux dont c'est la première ou la deuxième année, vont le ressentir un peu plus."

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