Rigoberto Uran distancé puis piégé par le règlement

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Rigoberto Uran et ses coéquipiers ont finalement rejoint le peloton après une quinzaine de kilomètres d'effort intense. (E. Garnier/Pool/l'equipe)
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Le collège des commissaires a décidé de faire un « barrage » lorsque le Colombien Rigoberto Uran, pris dans une chute avant le pont, a essayé de rentrer sur le peloton. Éléments d'explications.

Rigoberto Uran ne vit pas un début de Tour de tout repos. Après avoir perdu plus d'une minute (1'14) lors du chrono inaugural, le vétéran d'EF-Pro Cycling (35 ans) a subi un ennui mécanique consécutif à une chute, trois kilomètres avant l'entame du pont du Grand Belt, et a dû se surpasser pour revenir sur l'arrière du peloton.

lire aussi

Barguil: « Le peloton s'est vraiment relâché »

Si le Maillot Jaune Yves Lampaert, lui aussi parti à la faute, a pu profiter de l'aspiration des voitures en zigzaguant entre elles pour raccrocher la meute en seulement deux kilomètres, le Colombien a lui dû cravacher pendant près de quinze bornes, le jury des commissaires ayant décidé de faire un barrage.

Max Michaud, commissaire UCI

« S'il avait été seul avec un ou deux équipiers, on l'aurait laissé rentrer, là, il a pâti du nombre »

« Un barrage consiste à faire arrêter les voitures des directeurs sportifs quand des coureurs sont lâchés sur le plat ou dans les bordures, pour éviter que ceux-ci ne reviennent dans le peloton en s'abritant derrière les véhicules, éclaire Max Michaud, commissaire international à l'UCI. Dans ce cas, les commissaires ont sans doute jugé que d'autres coureurs, distancés eux à la régulière, se sont retrouvés avec Uran et que faciliter le retour du groupe entier aurait pu fausser la course, notamment le sprint final. »

Le grimpeur, attendu par trois de ses équipiers (Bettiol, Doull et Rutsch), puis par le rouleur suisse Stefan Bissegger qui s'est laissé décrocher du peloton, a en effet formé autour de lui une grappe de coureurs lâchés pour des raisons diverses. Au final, profitant du rythme très modéré du peloton sur la seconde moitié du pont, avec le vent de face qui a tempéré les ardeurs des flahutes, c'est au sein d'un groupe de trente coureurs qu'il a fini par rentrer, à 8 km de l'arrivée.

« S'il avait été seul avec un ou deux équipiers, on l'aurait laissé rentrer : là, il a pâti du nombre », juge Michaud. Au final, plus de peur que de mal : « les gars m'ont sauvé aujourd'hui », a soufflé Uran.

lire aussi

Toute l'actu du Tour

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles