Rins et Crutchlow : une journée douloureuse pour leur retour

Léna Buffa
motorsport.com

a admis que ce vendredi, premier jour du Grand Prix d'Andalousie, a été une "journée douloureuse" pour lui, alors qu'il faisait son retour au guidon pour la première fois depuis l'accident dont il a été victime samedi dernier et dans lequel il s'est luxé et légèrement fracturé l'épaule droite.

Déclaré apte à rouler après avoir passé le contrôle médical jeudi, il n'a bouclé que huit tours en ce matin lors des EL1, admettant avoir ressenti "beaucoup plus mal" que ce à quoi il s'attendait, alors qu'il n'utilisait pas d'analgésiques. Il a en revanche eu recours aux médicaments pour la seconde séance et a pu faire 16 tours. Son meilleur temps de 1'39"101 le place à la 21e et dernière position du jour, à deux secondes du meilleur temps.

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"J'aimerais pouvoir dire que ça a été une bonne journée, mais en réalité ça a été une journée difficile pour moi, une journée douloureuse", explique le pilote Suzuki. "Sur la moto, je ressentais beaucoup de douleur. Avant de commencer, je me disais que j'allais avoir un peu mal mais que j'arriverais à bien rouler. Mais après la séance, j'ai vu que c'était impossible, j'avais beaucoup plus mal que ce à quoi je m'attendais."

"Les EL2 ont été bien meilleurs que les EL1. J'avais commencé les EL1 sans utiliser d'antidouleurs, et j'ai essayé d'en prendre pour les EL2 pour voir si ça pouvait réduire la douleur. Ça a été le cas, j'ai eu un peu moins mal, mais pas assez."

Cal Crutchlow, Team LCR Honda

Cal Crutchlow, Team LCR Honda <span class="copyright">Gold and Goose / Motorsport Images</span>
Cal Crutchlow, Team LCR Honda Gold and Goose / Motorsport Images

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a lui aussi fait son retour en piste ce matin, alors qu'il s'est fracturé le poignet gauche dimanche dernier pendant le warm-up du Grand Prix d'Espagne et a été opéré mardi. Il s'est montré plus actif que son comparse espagnol, puisqu'il a bouclé 37 tours au total. Il se félicite d'avoir "montré qu'il était possible de piloter la moto", bien qu'il n'occupe toutefois que la 20e position du jour.

"C'était bien de remonter sur la moto, avec un feeling qui n'est pas trop mal, franchement. Bien sûr, l'équipe et Honda sont très cool avec moi ce week-end. Je pense que j'ai montré qu'il est possible de piloter la moto ce week-end", estime le pilote LCR, qui tente de contenir l'inflammation de son poignet à l'aide de glace et promet qu'il va "serrer les dents"

"Mes sensations sur la moto sont un peu étranges", admet-il toutefois. "Je n'ai pas tellement mal au poignet mais quand j'ai mal, j'essaie juste de contourner cela du mieux possible. J'ai l'impression que mon état sur la moto n'est pas génial après ma chute de la semaine dernière, mais on va continuer à travailler pour que je me sente à l'aise pour le reste du week-end."

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Samedi matin, c'est qui fera son retour. Opéré mardi d'une fracture de l'humérus droit, il a lui aussi reçu le feu vert des médecins pour reprendre la piste et va donc évaluer sa condition générale en prenant le guidon de sa Honda pendant les EL3.

"Je suis arrivé sur le circuit hier, à la suite de l'opération réalisée à Barcelone, et j'ai passé le test médical. Cela signifie que je peux rouler, et après en avoir discuté avec Honda, nous avons décidé de commencer directement samedi", explique le pilote espagnol, lourdement tombé en course dimanche. "J'ai assez bien dormi. Bien sûr, j'ai mal, mais j'ai fait des séances de physiothérapie qui m'ont été d'une bonne aide."

"Avec l'équipe, on s'est fixé un seul objectif : voir quelles seront les sensations demain en EL3. On verra comment va mon bras et à partir de là on décidera de ce que sera l'objectif suivant. Merci à tout le monde pour le soutien que je reçois. Ces quelques jours ont été difficiles, mais avec le soutien du HRC, du team Repsol Honda, de tous les sponsors et des fans qui aiment ce sport autant que moi, les choses me paraissent plus simples", conclut Marc Márquez.

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