En rodage, Paris 92 domine Mérignac lors de la 1re journée de Ligue Butagaz Energie

Malgré une prestation irrégulière, Laura Flippes et les Parisiennes se sont largement imposées contre Mérignac. (S. Boué/L'Équipe)

Comme Metz et Brest, les deux autres candidats au titre, Paris 92 s'est imposé lors de la première journée du Championnat, dimanche contre Mérignac (34-25). En affichant deux visages totalement opposés.

Paris 92 a réussi ses débuts en Ligue Butagaz Energie dimanche, comme la veille Metz et Brest, les deux autres favoris annoncés au titre de champion. En clôture de la 1re journée, l'équipe de la capitale s'est largement imposée contre Mérignac (34-25) au palais des sports Robert-Charpentier d'Issy-les-Moulineaux.

Le premier quart d'heure a montré tout l'énorme potentiel des Parisiennes et de leurs recrues : une défense de fer autour du pivot arrachée à Metz Astride N'Gouan, des contre-attaques de feu orchestrées par l'autre ex-Messine, Méline Nocandy (5 buts), et de gros shoots de Jannela Blonbou (7/8 au tir) pour un incroyable score de 9-1 (12e).

La suite a rappelé tout le travail qu'il reste à cette équipe pour atteindre la bonne carburation, alors qu'elle n'avait jamais pratiqué un tel jeu rapide les deux dernières saisons. En lançant une défense étagée en « 1-5 », Mérignac fait déjouer les Parisiennes (15-12, 30e). L'inusable ailière droite girondine Audrey Deroin a une nouvelle fois cartonné, signant un 8/10 au tir dont un somptueux « kung-fu » (24-21, 43e).

Astride N'Gouan, pivot de Paris 92

« On a manqué un peu de stabilité

Paris 92 a cependant gardé les commandes (27-24, 48e) grâce à la jolie main de l'ailière gauche Alice Mazens (7/8 au shoot). Dans les dix dernières minutes, l'expérience de Gnonsiane Niombla et les arrêts de Léa Serdarevic (10 parades à 43%) ont fini par faire craquer Mérignac, qui concédait un lourd écart à la sirène finale (34-25, 60e).

« On a manqué un peu de stabilité, observait Astride N'Gouan, on a bien couru au début et mis beaucoup de rythme, mais c'est compliqué de jouer tout un match comme ça. L'équipe est renouvelée et il faut que tout le monde trouve ses marques. »

« On doit être mieux préparées pour commencer les matches car on a fait une vraiment très mauvaise entame, déplorait la demi-centre mérignacaise Julie Dazet. On a bien réagi, mais on est obligées de faire mieux et plus. »

La rencontre a également été marquée par le retour au jeu de la très prometteuse pivot parisienne Adja Ouattara (20 ans), qui avait été victime d'une rupture des ligaments croisés du genou gauche après de jolis débuts en équipe de France il y a onze mois et qui a affiché de bonnes sensations (2/2 au tir). Une excellente nouvelle pour son club comme pour les Bleues.

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