Roland-Garros - Après le couac à Roland-Garros, le DTN Nicolas Escudé estime que « le travail va être long »

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Après un Roland-Garros tristement historique pour le tennis français, l'équipe arrivée cette année à la tête de la FFT est venue présenter ses perspectives. Pas de révolution mais une envie de changements. Ils sont venus en nombre pour tenter d'insuffler le renouveau qui doit accompagner leur mandat à la tête de la Fédération. Au lendemain de l'élimination de Richard Gasquet, dernier Français à Roland-Garros et de ce zéro pointé historique au troisième tour, Gilles Moretton (président fraîchement élu de la FFT), Nicolas Escudé (le DTN par intérim), Amélie Oudéa-Castéra (directrice générale) et Paul-Henri Mathieu (nouveau directeur du haut niveau) se sont présentés devant la presse pour faire le bilan de ces Internationaux de France et livrer leurs pistes de développement. lire aussi Les Français à bout de souffle Ce sont surtout les deux premiers qui se sont exprimés avec les mots « travail » et « valeurs » revenus en boucle tout au long de leur conférence de presse de près d'une heure. Voici ce qu'il faut retenir de leur intervention et de leurs propositions. Des « dysfonctionnements » vers le plus haut niveau Ce cru 2021 de Roland-Garros « ne fait pas plaisir même si ce n'est pas une surprise », a attaqué d'entrée le président de la FFT. « Les résultats ne sont pas bons, a poursuivi Moretton. Je les assume même si je n'en suis pas responsable. La Fédé a beaucoup investi ces dernières années et malheureusement n'a pas eu de résultats. Il y a une bascule générationnelle et la reprise du flambeau est compliquée. » La nouvelle équipe a une certitude, elle se sait attendue sur ce sujet : « Ces dysfonctionnements dans la formation et la préparation du haut niveau, c'est probablement pour ça qu'on a été élu. » Un changement de cap de la politique sportive Là où la nouvelle équipe veut vite se mobiliser, c'est au niveau de la formation et de la détection. « On va avoir une approche différente auprès des plus jeunes, a ainsi expliqué Nicolas Escudé. On était dans une sélection hyper précoce surtout axée sur le résultat mais on va recadrer les choses. Parce qu'à ces âges-là on ne peut pas que penser aux résultats, il faut de la formation. On veut aussi remettre les équipes techniques sur le terrain et ce sont eux qui, les premiers, vont donner l'impulsion. » Le DTN veut densifier les générations qui arrivent pour multiplier les chances d'atteindre le Graal mais prévient : « C'est un travail qui va être long. » Le temps de formation durera jusqu'à 21 ans pour éviter le passage trop brutal entre juniors et seniors. Des « ambassadeurs » historiques S'appuyer sur les « grands anciens » pour faire grandir les nouvelles générations. L'idée n'est pas forcément nouvelle mais la Fédération compte bien s'appuyer sur ceux qui ont porté le tennis français au plus haut pour construire l'avenir. « On va prendre des retours d'information de nos grands anciens. On a beaucoup à apprendre d'eux. Il faut qu'on les écoute », a posé Moretton. lire aussi Gasquet et Tsonga veulent de la « bienveillance » pour la nouvelle génération Les mots de Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet, qui ont parlé d'aider les plus jeunes générations, ont bien été entendus. La Fédération appelle de ses voeux à cette solidarité. Un « système de mentorat » pourrait ainsi être mis en place. À la recherche d'un leader mental Le DTN s'est lancé en quête de la personne idoine pour s'occuper des questions mentales au sein de la Fédération et épauler les joueurs. Une fonction essentielle pour lui. « On a pu voir l'importance du mental sur cette première semaine de Roland avec Osaka et de manière plus générale sur le circuit. C'est une question qui me tient à coeur. C'est compliqué aujourd'hui de trouver la personne qui va nous aider à articuler ça. On est en passe, sans parler de personne miracle, de trouver quelqu'un pour jouer ce rôle-là. » Les pôles nationaux mobilisés La nouvelle équipe veut remettre au coeur de la formation les pôles nationaux (le CNE, Poitiers) pour créer un cadre commun et éviter un isolement joueur-entraîneur. Nicolas Escudé : « On veut réunir à nouveau nos meilleurs éléments ensemble pour qu'il y ait une émulation tout en gardant une individualisation à l'intérieur du groupe. » La Fédération a en revanche écarté l'idée (pas nouvelle) d'un pôle dans le Sud de la France. Elle est ouverte à une collaboration avec les structures privées déjà existantes. Reste à déterminer les contours exacts d'une telle association. lire aussi Toute l'actualité de Roland-Garros

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