Roland-Garros (F) - Qui est Tamara Zidansek, qualifiée pour les quarts de finale à Roland-Garros ?

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La Slovène Tamara Zidansek (23 ans, 85e mondiale), qui n'avait jamais dépassé le stade du 2e tour en Grand Chelem avant cette 120e édition des Internationaux de France, jouera mardi une place en demi-finales face à l'Espagnole Paula Badosa. Elle vit un tournoi de dingue Jusqu'ici, Zidansek n'avait gagné que trois matches en Grand Chelem dans toute sa carrière (2e tour à Wimbledon 2019, ainsi qu'à l'Open d'Australie 2019 et 2020). Mais la Slovène de 23 ans, 85e mondiale, vient de vivre une semaine de rêve. Elle a commencé par battre la n°7 mondiale Bianca Andreescu 9-7 au troisième set, recevant un bel hommage de la vainqueure de l'US Open 2019 : « Elle a très bien joué, elle m'a beaucoup surprise en mettant de l'effet dans les balles et en jouant de manière très variée. » Au troisième tour, elle a su remettre d'une première manche horrible où elle n'a remporté que six petits points contre Siniakova, et encaissé une roue de bicyclette (0-6, 7-6, 6-2). Ce dimanche, il lui a encore fallu écarter une balle de première manche face à la Roumaine Sorana Cirstea avant de s'imposer. lire aussi Les bizuts des huitièmes à Roland-Garros Plus jeune, elle pratiquait le snowboard Avant de se consacrer à la balle jaune, la Slovène a d'abord fait du snowboard et plus particulièrement du boardercross, discipline où les athlètes dévalent une piste comportant des virages, des bosses et des portes. « Mais j'étais extrêmement jeune, relativisait-elle après sa victoire au troisième tour. Donc ce n'est pas comme aux JO, où il y a quatre personnes dans la course, car j'étais seule. J'ai commencé par le ski. Nous vivions à 20 minutes d'une station. Donc nous y allions tous les week-ends. » Pourquoi a-t-elle finalement choisi le tennis ? « Parce que j'en avais marre du froid », répondait-elle simplement. Elle continue ses études Après sa qualification pour les huitièmes de finale, Zidansek avait été interrogée sur ce qu'elle faisait de tout son temps libre ici en dehors des matches. La réponse avait fusé : « Peut-être que vous pensez qu'il y a beaucoup de temps libre, mais à vrai dire, le temps file à une vitesse folle ! Je joue des doubles et je suis également une formation. Une licence en psychologie à l'université. Bon, je n'y consacre pas autant de temps que je le souhaiterais. » Elle a inquiété Barty à Madrid Sortie des qualifications lors du tournoi de Madrid, Zidansek est allée jusqu'au deuxième tour, où elle s'est retrouvée face à la numéro 1 mondiale Ashleigh Barty. Elle a fait bien mieux que de la figuration, infligeant notamment un 6-1 à l'Australienne dans la deuxième manche, avant de s'incliner en plus de deux heures (6-4, 1-6, 6-3). Les sommets ne font pas peur à cette jeune femme ambitieuse : lorsqu'elle a dû répondre à une question très improbable, vendredi, à savoir à quel immeuble elle pourrait comparer sa carrière, elle a finalement répliqué « la Burj Khalifa de Dubaï ». La plus haute du monde... Mais elle garde les pieds sur terre : « Ma carrière a toujours progressé graduellement, tout comme on construit une maison. » Le top 50 à la fin du tournoi ? En cas de succès mardi contre la gagnante du match opposant Badosa à Vondrousova, la Slovène obtiendra son meilleur classement (elle était 56e en 2019) et devrait faire son apparition dans le top 50. Cette année, elle a atteint à Bogota la deuxième finale de sa carrière (battue par Osorio Serrano), après Nuremberg en 2019. lire aussi Le classement WTA

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