Roland-Garros (H) - Daniil Medvedev : « Même à 50 ans, Roger Federer aura ses chances à Wimbledon »

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Interrogé sur le retrait de Roger Federer, Daniil Medvedev, en quarts de Roland-Garros pour la première fois, comprend la décision du Suisse. Le Russe trouve normal que le vainqueur d'un match décide de la suite de son tournoi. « Lors de votre dernier face-à-face, Cristian Garin vous avait battu (en huitièmes à Madrid). Qu'est-ce qui a changé pour arriver à cette nette victoire ?
Les conditions. À Madrid, même si je ne jouais pas si mal, j'avais l'impression que la balle allait partout où je ne voulais pas. J'ai eu une balle de break dans son premier jeu de service et rien sur la suite du match. Je n'étais pas confiant en retour, ni dans aucun aspect de mon jeu. Ici, je le répète, pour me battre, mon adversaire devra être très fort. Dans les deux premiers sets, ce n'était pas le cas pour lui et ça a tourné en ma faveur. Dans le troisième, c'était différent et il aurait pu le gagner. Surtout, dès le début du match, je me suis senti bien en retour. Son service n'est pas incroyable. Il est bon, mais pas incroyable. C'est ce qui a fait la différence car moi, j'ai eu des points faciles sur mon service. lire aussi Le film de Medvedev - Garin Roger Federer a annoncé son retrait peu de temps après la fin de votre match. Comprenez-vous sa décision ?
Vous savez, quand vous êtes en dehors du top 30, il vous faut jouer un tournoi avant un Grand Chelem, généralement un ATP 250, pour essayer d'emmagasiner de la confiance. Mais plus vous avez un classement haut et plus vous savez exactement ce qui est bon pour votre préparation. Vous savez comment être en forme au bon moment et vous ne voulez pas perdre trop d'énergie dans un tournoi avant un Grand Chelem. Bien sûr, si c'est un tournoi dans votre ville natale, vous pouvez faire une exception. Novak (Djokovic) a joué à Belgrade, mais il ne serait pas allé à Lyon ou Genève. Roger, j'ai vu son match jusqu'au troisième set avant d'aller me coucher. C'était obligé qu'il ressente des douleurs après un tel match. Il a 39 ans, n'a pas joué beaucoup de matches cette année. Et on sait que remporter un Grand Chelem lui tient vraiment à coeur et que même à 50 ans, il aura ses chances à Wimbledon. Franchement, je pense qu'après son match, cela aurait été très difficile pour lui de jouer un top comme Berrettini. lire aussi Le tableau Comprenez-vous les critiques envers sa décision ? Certains disent que s'il ne voulait pas aller plus loin dans le tournoi, il aurait dû abandonner durant le match et laisser passer Dominik Koepfer.
Le tennis, c'est brutal. Si Koepfer voulait être au tour suivant, désolé mais il devait gagner le match. Celui qui est au tour d'après, c'est celui qui gagne. Peu importe s'il abandonne par la suite. C'est le tennis, pour être au tour suivant, il faut battre votre adversaire. »