Roland-Garros (H) - Roland-Garros : 5 choses à savoir sur Hugo Gaston, qualifié pour le deuxième tour

L'Equipe.fr
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Petit gabarit mais toucher génial, faux calme, particularité au service et médaille d'or olympique, tout ce qu'il faut savoir sur Hugo Gaston, vainqueur de son premier match en Grand Chelem. 11 mois après avoir battu son premier top 100, Juan Ignacio Londero, au Masters 1000 de Bercy, Hugo Gaston a de nouveau fait honneur à la wild-card offerte par la FFT. Conscient qu'il avait été plutôt bien servi au tirage au sort avec un premier tour abordable contre Maxime Janvier, qu'il avait surclassé au début du mois aux qualifications du Challenger d'Aix-en-Provence (6-3, 6-0), le Français (20 ans depuis samedi dernier) n'a pas manqué l'occasion de remporter son tout premier match en tableau principal de Grand Chelem (7-6 [5], 6-4, 6-3). « Un soulagement, un rêve de gosse », selon son entraîneur Marc Barbier. C'était la deuxième expérience du Toulousain en Majeur. En janvier à Melbourne, il avait fait jeu égal avec l'Espagnol Jaume Munar pendant deux manches avant de céder (7-5, 5-7, 6-0, 6-3). Le 239e mondial (223e meilleur classement) poursuit sa progression. Mercredi, il affrontera le Japonais Yoshihito Nishioka, 52e ATP. lire aussi Hugo Gaston, grande première C'est très rare de le voir montrer ainsi ses émotions, mais le 13 octobre 2018, Hugo Gaston a été fauché par celles-ci, tombé de tout son long sur le dos après avoir battu l'Argentin Diaz (6-4, 7-5) et remporté la médaille d'or aux Jeux olympiques de la Jeunesse à Buenos Aires. Porte-drapeau de la délégation française, le joueur licencié à Blagnac a été à la hauteur de son statut. Battu en demi-finales du Masters des jeunes, il a terminé cette saison 2e mondial chez les juniors.

Plus jeune, Gaston avait tendance à énormément intérioriser ses émotions sur le court. Cette tendance à tout garder en lui pouvait parfois lui jouer des tours et provoquer certains accès de colère soudain. Depuis, le jeune joueur a énormément progressé sur sa gestion des émotions. Ce lundi contre Janvier, il ne s'est pas frustré malgré la perte de deux breaks d'avance au premier set et n'a pas hésité à exulter à plusieurs reprises. lire aussi Le tableau masculin de Roland-Garros À l'instar d'un Diego Schwartzman, Gaston, 1,73 m, fait partie des petits gabarits du circuit. Il compense son manque de puissance par une excellente qualité de déplacements, un jeu de jambes précis - il est très musclé du bas du corps - une prise de balle très précoce pour prendre du temps à ses adversaires et une main géniale. Le garçon sait tout faire avec une raquette. Son toucher est l'une de ses principales forces. Il maîtrise l'amortie à la perfection et l'utilise - parfois à l'excès - pour attirer les joueurs au filet avant de tenter le passing ou le lob. Il est aussi rare qu'il termine une rencontre sans le moindre « hot shot ».

C'est une rareté sur le circuit, il est peut-être même le seul : Hugo Gaston ne fait pas rebondir sa balle avant de servir. « C'est un rituel, expliquait-il en 2018. Je ne l'ai jamais fait. Je n'aime pas. » Par le passé, cette absence de rebond pouvait le pousser à aller trop vite entre les points. « Il faudrait que je prenne un peu plus mon temps, que je récupère un peu mieux pour être plus concentré et plus lucide », reconnaissait-il. Depuis, le Français a appris à ralentir. Ça lui réussit bien.