Roland Romeyer : « Ma volonté de céder Saint-Étienne est ferme et irrévocable »

Roland Romeyer, co-actionnaire majoritaire de l'ASSE. (A. Martin/L'Équipe)

Vente annulée, descente en Ligue 2, violences à Geoffroy-Guichard... Roland Romeyer est revenu pour Le Progrès sur une saison difficile, tout en campant sur ses positions.

À quelques semaines de la reprise de la Ligue 2, Saint-Étienne n'a toujours pas trouvé un potentiel acheteur en dépit des intentions de son co-actionnaire majoritaire, Roland Romeyer. Dans un entretien accordé au Progrès, l'associé de Bernard Caïazzo a réaffirmé son envie de vendre et est revenu sur l'échec des négociations avec David Blitzer.

« David Blitzer a formulé une offre non liante qui nous a semblé intéressante, nous avons demandé à KPMG de lui donner accès à la data room électronique afin qu'il formule une offre ferme, affirme-t-il en préambule. Toutefois, aucune n'a été déposée dans les délais auxquels il s'était engagé à nous la remettre. »

D'après lui, « tout s'est bien passé » lors de la venue des représentants de l'homme d'affaires américain à Saint-Étienne que Romeyer aurait lui-même « véhiculé de Geoffroy-Guichard au centre Robert-Herbin ». Le co-actionnaire de l'ASSE, dont la volonté de « céder le club est ferme et irrévocable », précise bien qu'aujourd'hui, « Blitzer comme n'importe qui peut faire une offre ferme ».

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« Peur que la pelouse de Geoffroy-Guichard ne soit tachée de sang »

Cet entretien était également l'occasion pour lui de revenir sur les incidents lors la défaite aux tirs au but contre Auxerre en barrage retour, le 29 mai dernier. Romeyer déplore « l'intrusion d'engins pyrotechniques » et affirme que « les vidéos qui ont été communiquées à la commission de discipline expliquent les conditions dans lesquelles les engins ont pu être introduits dans le stade. »

Il dément toute forme « de compromission ou de laxisme » et souligne que « l'ASSE comme l'ensemble des autres clubs de football professionnel, ne peut, à lui seul, assurer la sécurité dans un stade. » « J'ai vraiment eu peur que des comportements irresponsables n'entraînent la mort et que la pelouse de Geoffroy-Guichard ne soit, à jamais, tachée de sang », insiste-t-il.

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La relégation, « un échec collectif »

« La soirée du 29 mai est la plus sombre que j'ai vécue à Geoffroy-Guichard », résume-t-il à l'heure d'aborder la relégation en Ligue 2. Pour lui, les responsabilités de cette descente en Deuxième Division sont partagées : « Je m'inclus évidemment dans la responsabilité de cet échec collectif, tout comme mon co-associé, la direction et bien sûr, les joueurs. »

Concernant l'entraîneur, Pascal Dupraz, dont la nomination a été décidée par Jean-François Soucasse, Loïc Perrin et Samuel Rustem d'après Roland Romeyer, « a agi avec la plus grande honnêteté et en donnant le maximum » lorsqu'il était à la tête des Verts.

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