Rolex Paris Masters - « C'était beaucoup plus sage de se retirer », justifie Gaël Monfils, après son forfait au Rolex Paris Masters

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Touché à l'adducteur mercredi face à Adrian Mannarino, le Français a préféré se retirer du tournoi pour ne pas aggraver sa blessure. Il ne défendra pas ses chances face à Novak Djokovic et se tourne désormais vers 2022. « Quelles sont les raisons qui vous contraignent à vous retirer du tournoi ?
Je me retire suite à l'avis médical et mon équipe. On a refait une échographie il y a quelques heures et on a encore détecté une lésion musculaire. Suite à cela, on a pris la décision de se retirer du tournoi. Cette lésion musculaire se situe où ?
C'est au niveau ischio-adducteur. C'est plus à l'adducteur, même si je le ressens un peu plus sur mon ischio. « Je suis frustré parce que j'adore me mesurer aux plus forts » Y a-t-il de la frustration à déclarer forfait ici à Paris ?
Oui, il y a de la frustration oui. Ma mère est venue spécialement de la Martinique et mon père de la Guadeloupe. Je les ai eus brièvement pour leur dire que je n'allais pas jouer. Forcément, à Paris, tu as envie de risquer tout, mais c'était beaucoup plus sage de se retirer, de se reposer. Je suis frustré parce que j'adore me mesurer aux plus forts. C'est toujours une bonne expérience de jouer Novak, de voir où on en est. J'ai perdu dix-sept fois contre lui, j'ai tout à gagner, et c'est une expérience en plus que je ne vivrai pas. Cela aurait été génial. C'est un pas en arrière pour sauter plus loin, enfin je l'espère. voir aussi Le tableau du tournoi À combien de temps estimez-vous votre indisponibilité ?
J'ai envie d'être optimiste, j'espère être à 100 % dans une dizaine de jours. Une lésion musculaire, il faut juste du repos. Ma présaison est prévue à Tenerife, avec Günter (Bresnik, son coach), fin novembre. De toute façon, ce n'est pas anodin. Je sais qu'il y en a beaucoup d'entre vous qui pensaient que je rigolais quand je disais que j'étais fatigué. En fin de saison, avoir des lésions, ça peut arriver. Je n'ai pas une déchirure, c'est cool. « Sur la deuxième partie, tout a commencé à bien cliquer. J'ai été beaucoup plus heureux sur le terrain » Comment avez-vous vécu cette saison qui se termine par ce forfait pour vous ?
C'est une saison très dure cette année. Très dure professionnellement, avec beaucoup de changements. Je n'ai pas su bien m'adapter en début de saison à cette pandémie, l'état du circuit, les stades vides. C'est pour cela que j'avais pris un long break après l'Open d'Australie. Quand je suis revenu, j'ai eu tout de suite une blessure à Monaco, ça ne m'a pas aidé. J'ai mis du temps à entrer dans ma saison, à bien intégrer le changement que je voulais appliquer à mon jeu avec ma nouvelle équipe. Sur la deuxième partie, tout a commencé à bien cliquer. J'ai commencé à mieux me sentir, que ce soit physiquement, dans mon jeu. Le public est revenu, il y a eu plus d'adrénaline, de bons moments, j'ai été beaucoup plus heureux sur le terrain. C'était mieux, même bien au niveau de ce que je voulais faire avec l'équipe. Je me sens bien, je sens que mon jeu évolue bien. Je suis content de la manière dont j'ai réussi à rebondir en deuxième partie de saison. Maintenant, il y a un gros travail physique, tennistique et mental pour arriver avec de gros objectifs d'entrée pour la saison prochaine. Mais je suis très serein et content de la façon dont j'ai réussi à revenir ces derniers mois et du niveau de jeu que j'ai envie de développer la saison prochaine. J'espère arriver au top avec des gros résultats d'entrée. »

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