Rolex Paris Masters - Gaël Monfils renverse Miomir Kecmanovic au premier tour du Rolex Paris Masters

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Mené une manche à rien par un Serbe au plus juste, Gaël Monfils a su hausser son niveau de jeu et sa présence athlétique pour renverser la partie et se qualifier en trois sets (4-6, 7-5, 6-3) pour le deuxième tour. Il a terminé par un jeu blanc, sur un coup droit catapulté à grand fracas. À l'image de son match finalement, violent, sans marge, précipité au début, parfaitement tenu sur la fin et constellé de 53 coups gagnants, pour déchirer enfin le piège joliment tendu par son jeune adversaire du jour, le Serbe, Miomir Kecmanovic (69e mondial, 22 ans), finalement vaincu en trois sets après une formidable résistance de 2 h 09 (4-6, 7-5, 6-3). lire aussi Bercy et les paris sportifs, un partenariat montré du doigt Gaël Monfils était arrivé à Paris, chez lui, le mental un peu las, le physique un chouia fatigué aussi. Et sur son début de match, cela s'est senti tout de suite. Malgré des fulgurances, des coups de boutoir et des coups droits lâchés à 190 km/h, une évidente bonne volonté dans son désir d'agresser, le 22e mondial précipitait parfois les choses, en cherchant le trou en un. En face, Miomir Kecmanovic, qu'il croisait pour la première fois en carrière, ne s'affolait pas, ne se démontait pas. Sobre, juste, efficace et sans fioritures, le Serbe, tombeur d'Alexander Zverev à Cincinnati en 2019, trouvait les bonnes zones, sans excès. Monfils, lui, en mettait trop dès son deuxième jeu de service qu'il abandonnait sur deux coups droits vendangés. Et comme Kecmanovic ne faisait que trois fautes directes sur la manche, « la Monf » ne revenait pas. L'emprise athlétique de Monfils Le POPB était un peu sonné. Le Parisien avait besoin de son peuple pourtant. Il allait le retrouver. Dans la deuxième manche, Monfils haussait le ton. Plus présent, plus athlétique, plus physique sur le court, il pesait, faisait jouer un coup, deux coups, trois coups de plus au Serbe, qui partait forcément un peu plus à la faute. Monfils ne s'octroyait pas plus de marge dans le jeu, envoyant des grêlons en coup droit tant et plus, avec une violence et une répétition incroyable. Mais Kecmanovic, stoïque, restait debout, sans concéder la moindre balle de break jusqu'à 6-5.
C'était alors le moment choisi par Monfils pour enflammer Bercy. Un petit coup de patte pour relever une amortie et faire 0-30, un coup droit croisé venu de l'espace pour conclure le set : le Français aux dix titres en carrière revenait à une manche partout et il prenait désormais beaucoup de place sur le court.

Le match entrait soudain dans une autre dimension. Les serveurs n'étaient plus rois et les balles de break se succédaient pour l'un et l'autre donnant à la rencontre une magnifique tournure, sa part d'incertitude. Et c'est Monfils, dans toute sa splendeur, comme il aime tant le faire, qui parvenait à faire la bascule et à prendre la mise en jeu du Serbe à 3-2, sur un retour de revers sauté, qu'il avait pourtant manqué sur une même balle de break au jeu précédent ! Issu des qualifications sans perdre un set, Miomir Kecmanovic était désormais sous l'emprise du n°1 français, qui avait eu besoin de quarante minutes pour s'exprimer pleinement et mettre de la vie dans son attitude et dans jeu. Mais après deux heures passées sur le court, Monfils était heureux d'être là. Finaliste du Rolex Paris Masters en 2009 et 2010, il n'aime rien de plus que ces moments-là, chez lui, quand tout s'enflamme. Pour passer ce premier tour, il a beaucoup donné mardi, mais Monfils doit remettre cela dès demain, face à un drôle d'oiseau qu'il connaît par coeur, Adrian Mannarino. lire aussi Le tableau du Rolex Paris Masters

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