Rolex Paris Masters : Hugo Gaston entre deux mondes

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À gauche, un filet laissant voir ce qui se passe sur le terrain d’à côté. À droite, rien. Un mur. Deux ramasseurs de balles, trois juges de ligne, pas le début d’un gradin. Voilà à quoi ressemblait, le week-end dernier à Hambourg, le court de rentrée d’Hugo Gaston, en qualification d’un tournoi challenger, deuxième division du circuit. Contraste inouï avec l’écrin où on l’avait laissé début octobre : 8e de finale de Roland-Garros, cinq sets face à Dominic Thiem, un pic à 5,6 millions de téléspectateurs sur France 2 (seule la finale Nadal-Djokovic a fait légèrement mieux). Lui l’a vécu tel un retour à la normale, pas comme un réveil en sursaut : "C’est plutôt le central de Roland et l’ambiance autour qui étaient exceptionnels. Les qualifs de challenger, c’est juste mon quotidien."

L’escapade lui aura peu réussi. Repêché dans le tableau final en tant que lucky loser, il a cédé au 2e tour face au 171e mondial. Vilaine contre-performance? Même pas : le gain de 77 places récompensant l’épopée parisienne n’en fait jamais qu’un 162e à l’ATP. Mais c’est un anonyme qui ne peut plus se cacher.

Des abonnés multipliés par vingt-cinq

"J’ai l’impression que le regard des autres joueurs a un peu changé, que certains me craignent davantage", confirme-t-il. Les frontières de la renommée, surtout, ont été franchies d’un coup, sans prévenir, alors que seuls les suiveurs le situaient, plus pour son titre olympique de la jeunesse (2018) que pour sa sc...


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