Rolex Paris Masters - « On a vécu une édition extraordinaire », estime le patron du Rolex Paris Masters Guy Forget

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120 000 billets vendus, un prize money quasiment doublé, de 2,6 millions à près de 5 millions d'euros, le parcours d'Hugo Gaston, une finale entre les deux premiers mondiaux : pour Guy Forget, l'édition 2021 du Rolex Paris Masters est une totale réussite. 120 000 billets vendus « Après une année 2019 record (140 000 billets vendus),jouer l'année dernière à huis clos a été extrêmement difficile. Il y a un mois de cela, on avait vendu seulement 50 % des billets et aujourd'hui, on est à 120 000 billets vendus, ce qui est une performance exceptionnelle. Les gens étaient peut-être un peu hésitants au début, à venir dans un stade, à l'intérieur, enfermés. Mais ils se sont rendu compte qu'ils pouvaient revivre de fortes émotions et le faire dans des conditions de sécurité sanitaire maximales. Je touche du bois, mais nous n'avons pas eu de cas, de cluster. On n'est pas sur les chiffres de 2019, où on avait vendu plus de 140 000 billets, mais en étant à 120 000, c'est une vraie bonne nouvelle. On a vécu une édition extraordinaire, avec une qualité de jeu qui m'a semblé supérieure aux années précédentes. Se retrouver avec une finale entre le n°1 et le n°2, Djokovic - Medvedev, une salle sold out depuis mercredi soir, si j'avais pu signer avant le tournoi, j'aurais signé des deux mains. » voir aussi Le tableau du tournoi Un prize money de 2,6 millions à 5 millions « Depuis le début de l'année, des tournois n'ont pu verser que 50 % du prize money aux joueurs parce qu'ils se sont joués à huis clos ou sous une jauge imposée à 20 ou 30 %. En fonction du nombre de billets que l'on allait vendre, on savait que le prize money allait augmenter. Avec ce chiffre de 120 000 billets, on va aujourd'hui presque doubler notre prize money (de 2,6 millions à près de 5 millions d'euros) et venir sur un prize money proche de 2019. C'est la très bonne nouvelle pour les joueurs et on est ravis de cela. Il y a aujourd'hui peu de tournois qui ont réussi à tenir les chiffres de 2019. C'est à mettre au crédit des joueurs aussi car ce sont eux, par la qualité du spectacle, qui ont incité les gens à venir. » La « perf » d'Hugo Gaston « Il rentre dans le Top 70 à l'issue de ce tournoi, (il sera 67e lundi), il se qualifie pour le Masters de la Next Gen, il bat des joueurs bien mieux classés que lui, même en indoor. J'espère que c'est le début d'une grande aventure pour lui. Sortir des qualifications en sauvant des balles de match et faire ce parcours, communier avec le public, c'était la très bonne surprise de ce tournoi. J'ai des souvenirs d'ambiance extraordinaire ici, avec les joueurs français. Les deux finales de Gaël Monfils (2009, 2010), la victoire de Julien Benneteau contre Roger Federer (2017), mais c'est vrai que là... Est-ce que c'est dû au ''sevrage'' que le public a subi depuis de nombreux mois ? Il y a vraiment une volonté de manifester sa joie, son émotion d'être là. Parfois, si je puis me permettre, c'était un peu ''limite'' par rapport aux adversaires, même si les joueurs étrangers ont compris que ce n'était pas contre eux, mais vraiment pour encourager Hugo ou Gaël. Il y avait des parfums de Coupe Davis. On va retenir le parcours d'Hugo sur cette édition-là. » lire aussi Fin du bal magique pour Gaston La relative lenteur de la surface « J'ai été l'artisan d'une accélération de la surface, que l'on a mise en place il y a quatre ans. Après avoir échangé avec Roger (Federer) notamment, je trouvais que la surface à Paris était trop lente. Depuis ce moment-là, on est resté exactement sur la même vitesse. D'ailleurs, l'ATP Tour Finals, à la suite de cette accélération du jeu, a demandé à adopter la même vitesse sur la surface à Londres qu'à Paris. Maintenant, on sait aussi que la balle a une grande influence. Certains ont joué à Vienne, d'autres à Saint-Pétersbourg, certains avec la balle Dunlop, d'autres avec la balle Head. Apparemment, la balle Dunlop est un peu plus vive, un peu plus rapide. Ce sont des garçons tellement sensibles, tellement à cheval sur des petites choses que certains vont vous dire, comme Daniil (Medvedev), j'ai l'impression que les courts cette année n'avancent pas. Et d'autres vont me dire, non, non, le court va vite ! C'est un sujet extrêmement délicat et très fin. » Blanchi par le Comité d'éthique de la FFT dans l'affaire des Pandora Papers « On a fait beaucoup de bruit là-dessus et je suis d'ailleurs content de voir que le Comité d'éthique a rendu ce rapport. Je suis là pour parler tennis, du tournoi. Je veux que l'on revienne aujourd'hui à des choses purement terrain. Je m'en suis exprimé déjà, j'espère que c'est du passé et que l'on va parler de bonnes choses. » lire aussi Le Comité d'éthique ne reconnaît aucune faute de Guy Forget

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