Romane Ménager « impatiente » d'affronter les Black Ferns en demi-finales du Mondial

Romane Ménager face aux Black Ferns, en 2021. (D. Winter/Presse Sports)

De retour dans le quinze titulaire des Bleues après plusieurs jours de convalescence, Romane Ménager s'attend à un rude combat face à la Nouvelle-Zélande, samedi (7h30), en demi-finales de la Coupe du monde à l'Eden Park.

« Vous avez passé plusieurs jours au repos forcé après votre commotion face à l'Angleterre le 15 octobre dernier. Le temps n'a pas été trop long ?
C'était long (sourire), surtout en voyant les copines s'entraîner. Je suis impatiente de pouvoir revenir sur le terrain, j'attendais ça depuis longtemps. J'ai été isolée plusieurs jours, au calme, pour essayer de faire récupérer le cerveau le plus vite possible. J'ai passé pas mal de temps dans ma chambre, tranquillement, pour pouvoir revenir au mieux les jours suivants.

N'avez-vous pas un peu d'appréhension à l'idée de retrouver le terrain et de vous exposer à de nouveaux coups ?
Non, aucune appréhension. Juste de l'impatience. En plus, c'est une demi-finale, un match que toute joueuse a envie de disputer. En règle générale, je suis déjà très impatience de revenir après une blessure, mais là, pour un match comme ça, c'est encore plus fort.


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Comment vous préparez-vous émotionnellement pour un match de cette ampleur ?
Personnellement, je vais chercher des choses pour m'apaiser, pour me dire que ce n'est qu'un match de rugby et qu'il faut le jouer comme j'ai envie de le jouer, de me faire plaisir.

Face aux Black Ferns, quelle sera votre mission ?
Mon poste est fait pour faire avancer l'équipe, que ce soit offensivement ou défensivement. On a un groupe performant en défense. On veut chercher à le montrer à nouveau, en gagnant du terrain grâce à notre pression.

Vous attendez-vous à un comité d'accueil spécial de la part de vos adversaires ?
Je sais que je serai attendue mais ce n'est pas quelque chose qui me fait peur. C'est un peu comme tous les matches, je ne suis pas vue comme une fille très douce donc je sais que tout le monde m'attend sur ça (sourire). Mais ce n'est pas une pression pour moi.


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Qu'avez-vous pu déceler dans le jeu des Néo-Zélandaises, pour tenter de les contrer ?
On connaît les Néo-Zélandaises depuis quelques années, c'est une équipe très dense avec des joueuses qui ont des grosses qualités de puissance. Ça va être dur pendant 80 minutes, mais on sait qu'on peut répondre présent. Elles vont chercher à nous impacter fort pour essayer de nous resserrer et jouer sur leurs grands atouts, c'est-à-dire le triangle arrière. À nous de ne pas nous faire avoir à ce jeu-là et de rester fortes dans les duels pour conserver notre ligne défensive et ne pas se faire concentrer.

Disputer cette demi-finale aux côtés de votre soeur Marine, titulaire à l'aile, doit avoir une saveur particulière....
Quand on était toutes petites, se dire qu'on jouerait en équipe de France toutes les deux était déjà incroyable. Faire une Coupe du monde ensemble, c'est monstrueux. Et vivre une demi-finale de Coupe du monde, je ne sais pas si on a déjà osé le rêver. Ça va être un grand moment d'émotions et on sera très fières de pouvoir le raconter plus tard. »


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