Rosiers « remontants » : Une mutation génétique est à l’origine de leurs floraisons multiples

Tatiana Thouroude / Inrae (via The Conversation)

FLOWER POWER - Découvrez, chaque jour, une analyse de notre partenaire The Conversation. Ce mardi, des chercheurs nous dévoilent une curieuse particularité des rosiers « modernes »

Dans les haies, dans les jardins, chaque printemps marque le retour des rosiers en fleurs. Pour les rosiers sauvages à fleurs simples (comme Rosa canina. L) et les variétés jardinières anciennes, la floraison s’arrête au début de l’été. Pourtant, presque tous les rosiers cultivés aujourd’hui refleurissent jusqu’à l’automne et parfois jusqu’aux premières gelées.

Selon l’expression des jardiniers, ils « remontent » en fleurs. Contrairement à ce que l’on pourrait croire devant l’omniprésence de ces rosiers remontants dans nos jardins, ce n’est pas une qualité commune dans le genre Rosa, mais plutôt une anomalie, due à une mutation.

Comment cette exception est-elle devenue la norme dans la sélection des rosiers d’ornement et avec quelles conséquences sur la diversité cultivée ?

​La perte d’un répresseur floral

Dans un premier temps, il est nécessaire de comprendre pourquoi les rosiers remontent. Chez les rosiers sauvages ou les rosiers cultivés anciens, après la floraison printanière, la plante accumule une molécule qui bloque la floraison. C’est un répresseur floral, dont la production empêche le rosier de refleurir avant le printemps suivant. Chez les rosiers remontants, la première floraison n’est pas suivie par la production de ce rép(...) Lire la suite sur 20minutes

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