Rossi chez Petronas : les détails techniques ont été abordés

Oriol Puigdemont
motorsport.com

Le team Petronas a déjà tiré le gros lot en 2019, année de son accession à la catégorie reine, en alignant le rookie dont tout le monde a parlé, , sept fois titré en MotoGP, la plus grande star qu'ait connus les Grands Prix moto de l'ère moderne.

Lorsque la promotion de Quartararo au sein de l'équipe officielle Yamaha a été annoncée en janvier (avec une prise d'effet en 2021), le constructeur qui a accompagné Rossi depuis 2004 a immédiatement fait savoir que celui-ci aurait la possibilité de disposer d'un guidon officiel au sein de la structure satellite s'il souhaite aller au-delà de son contrat actuel, qui arrivera à échéance fin 2020.

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Depuis, en dépit de la suspension des courses et donc de l'impossibilité pour lui d'évaluer son potentiel dans un contexte de compétition, le #46 a laissé entendre qu'il pourrait effectivement poursuivre encore un peu sa carrière, se sentant encore suffisamment motivé et affûté pour ne pas s'en tenir à une fin aussi étrange. Lin Jarvis est lui aussi passé à la vitesse supérieure, indiquant que le pilote italien devra quoi qu'il arrive prendre une décision sans avoir repris la compétition, avant probablement la fin du mois de juin.

Tandis que les pièces du puzzle se mettent donc en place, le team Petronas et son dirigeant se trouvent de plus en plus sous pression. Razlan Razali a confirmé à Motorsport.com avoir entamé des discussions avec Yamaha quant à la signature possible de Valentino Rossi, et que le constructeur a déjà soumis une proposition. Il faut désormais passer à la phase suivante et aborder tous les détails contractuels, notamment les termes financiers. Car si Yamaha fournit la moto et le matériel, la rétribution du pilote devrait, comme l'a indiqué Jarvis, être avancée par l'équipe Petronas. Aux yeux du patron du team malaisien, il reste encore du travail avant qu'une opération aussi complexe puisse aboutir.

"Nous avons eu une réunion avec Yamaha et nous connaissons leur proposition, mais nous devons maintenant nous réunir avec toutes les parties et commencer à traiter des détails. Cela n'a pas encore eu lieu. Jusqu'à présent, nous avons évalué les questions techniques", nous explique Razlan Razali.

"Il ne faut pas oublier que nous devrions faire cohabiter Valentino avec nos sponsors. Nous devons équilibrer la dépense qu'implique son recrutement pour une seule année et voir ce que nous pouvons obtenir en retour, qu'il s'agisse de performances en piste ou de résultats", ajoute le responsable, conscient des avantages qu'il a à y trouver : "Il est clair que cela nous serait bénéfique en termes d'exposition, et que disposer de Valentino a une grande valeur. Pour l'instant, tout a l'air bien, mais nous devons commencer à analyser les détails."

"Deux ou trois" techniciens pourraient suivre Rossi

Les "questions techniques" évoquées par Razlan Razali comme ayant été au centre des discussions entre Yamaha et Petronas jusqu'à présent, portent à la fois sur le matériel dont disposerait le #46 mais aussi sur l'identité des membres d'équipe qui l'accompagneraient. Le directeur de l'équipe Petronas affirme avoir laissé à Quartararo la liberté d'emmener avec lui les membres de son staff technique qu'il considère comme indispensables, à l'image de son ingénieur de piste, Diego Gubellini, ce qui signifie que Rossi peut encore s'entourer de certains de ses techniciens habituels. Tout son team ne pourrait cependant pas le suivre.

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"Normalement, lorsqu'un pilote arrive [dans l'équipe] d'usine, il emmène avec lui les membres de son équipe avec lesquels il est le plus à l'aise. Nous y sommes favorables, car nous ne voulons pas refuser à son chef mécanicien et aux techniciens qu'il choisit la possibilité d'intégrer une [équipe] d'usine, et d'être en condition de se battre pour le titre," concède Razlan Razali.

Et de poursuivre : "Nous avons été clairs avec Yamaha quant au fait que nous avons notre propre équipe technique chez Petronas et que nous préférons ne pas démanteler la structure. Il est certain que seuls deux ou trois des techniciens de Rossi le rejoindraient, mais nous devons parler avec lui."

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