Rossi espère un test avant le premier GP, Viñales plus mesuré

Léna Buffa
motorsport.com

La planète MotoGP s'est arrêtée depuis le 1er mars, lorsqu'a été annoncée l'annulation du Grand Prix du Qatar pour la catégorie reine. Si le paddock a encore maintenu un semblant de normalité pendant une semaine, alors que les deux autres catégories du championnat disputaient cette première course à Losail en profitant du fait de se trouver déjà sur place, le MotoGP tout entier est bientôt entré en confinement général. Depuis, les perspectives de sortie restent pour le moment timides.

Voici donc deux mois désormais que les pilotes MotoGP n'ont pas arpenté la piste, un arrêt prolongé qui se fera fortement ressentir lorsque la reprise sera enfin possible. Car, si les entraînements à moto seront envisageables lorsque le confinement sera levé dans les pays où chaque pilote vit − au Ranch de Rossi, à Tavullia, les entraînements pourraient par exemple reprendre la semaine prochaine −, il n'est pas prévu pour le moment d'organiser de véritables tests de préparation similaires à ceux qui ont constitué la pré-saison en février. Tout juste a-t-il été évoqué d'accorder un test de remise en jambe avant le premier Grand Prix, un sujet qui ne rencontre toutefois pas l'assentiment général.

Pour , il s'agirait d'une étape très importante afin de se remettre dans le bain lorsque le premier Grand Prix approchera. "J'espère qu'avant de courir on pourra faire un autre petit test sur la même piste, deux jours par exemple, parce que cela fait très longtemps qu'on n'est pas monté sur la moto. On ne serait peut-être pas prêts à commencer directement avec les EL1", estime-t-il.

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Maverick Vinales, Yamaha Factory Racing

Maverick Vinales, Yamaha Factory Racing <span class="copyright">Yamaha Motor Racing</span>
Maverick Vinales, Yamaha Factory Racing Yamaha Motor Racing

Yamaha Motor Racing

"Je suis complètement d'accord, parce qu'au final il faut que l'on coure, le championnat doit aller de l'avant. Tous les constructeurs ont besoin de travailler et de reprendre la piste parce qu'ils sont pour le moment à l'arrêt. Et les fans peuvent aussi suivre les courses de la maison", renchérit Viñales. "Ce serait évidemment vraiment dommage, parce que, comme l'a dit Valentino, on court pour les fans et pour tous ceux qui nous regardent. Pour moi, ce serait bien si on pouvait faire la deuxième partie de la saison, ce serait parfait."

"Ce sera difficile si on doit courir deux fois sur une même piste, ce serait étrange à mon avis car les résultats peuvent beaucoup changer", ajoute le pilote espagnol. "Et une double course, je ne sais pas. Cela pourrait être intéressant, c'est certain, mais on n'est pas habitués à cela. La situation parfaite serait donc de disputer la deuxième partie de la saison."

Plus de temps pour réfléchir à l'avenir

Bien que depuis l'Italie ou Andorre, où ils se trouvent actuellement, les deux pilotes Yamaha peuvent commencer à envisager la reprise d'un quotidien un peu moins contraint d'ici peu, cet arrêt forcé les a tout de même mis face à un sevrage très inhabituel, dont ils se seraient bien passés. "Clairement, c'est la période la plus longue, et ça n'est pas agréable ! Parfois, je vais dans mon garage, où j'ai ma M1, je monte dessus et j'attends de pouvoir la démarrer", sourit Valentino Rossi, pilote depuis son plus jeune âge. "Je ne suis jamais resté aussi longtemps à la maison. […] Ma vie est la même depuis 1996. En mars la saison commence et pendant la première partie de la saison on a les courses outre-mer, donc on est tout le temps en train de voyager, de préparer des sacs et on est tout le temps à l'aéroport."

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"C'est étrange, mais on a plus de temps pour penser à tout, et dans mon cas aussi pour penser au futur", concède le #46, qui semble prêt à s'engager pour une année de plus. "C'est comme si on avait deux mois de vacances, sauf qu'on est enfermés à la maison, mais ça laisse en tout cas beaucoup de temps pour penser. C'est plutôt ennuyeux, pour nous qui sommes habitués à aller d'un endroit à l'autre dans le monde, sans trop réfléchir. […] Il est clair que la situation est plus difficile pour certains, surtout pour ceux qui travaillent en première ligne. Pour eux, ce n'est pas seulement ennuyeux, c'est aussi dangereux d'aider à sauver des vies. Je leur adresse tout mon soutien : je vous embrasse à distance, vous êtes nos héros durant cette période. Merci beaucoup et ne baissez pas les bras."

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