Le Royaume-Uni n'oublie pas le sport, Silverstone garde espoir

Basile Davoine
motorsport.com

C'est sans grande surprise que le circuit de Silverstone a annoncé lundi matin l'impossibilité d'accueillir du public pour le Grand Prix de Grande-Bretagne au mois de juillet. Néanmoins, les organisateurs se montrent optimistes quant à la tenue de l'épreuve à huis clos, alors que la Formule 1 tente de mettre sur pied un calendrier alternatif qui lui permettrait de débuter la saison le 5 juillet en Autriche. La pandémie de COVID-19 a bouleversé l'ensemble des calendriers et le confinement dans de nombreux pays a suspendu les activités sportives. L'heure est désormais aux discussions qui entourent l'éventuel déconfinement, d'un pays à l'autre. Au Royaume-Uni, des échanges qualifiés de "productifs" par le secrétaire d’État à la Culture et au Sport, Oliver Dowden, se sont tenus autour de la question sportive.

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"Bien qu'il y ait une once de doute sur la sécurité, pour les fans, pour toutes les équipes et pour les gens qui gagnent leur vie dans ce sport, nous devons faire ce qu'il faut", rappelle Stuart Pringle, directeur du circuit de Silverstone, au micro de Sky Sports. "Courir à huis clos serait entièrement soumis aux règles fixées par le gouvernement. Mais il est très encourageant que le secrétariat d'État au Numérique, à la Culture, aux Médias et au Sport ait indiqué ce week-end qu'il souhaitait entamer un dialogue entre les responsables scientifiques et les personnes impliquées dans le sport pour voir ce qui pourrait être fait. Nous travaillons avec la Formule 1 et avec les responsables scientifiques pour voir comment nous pouvons faire afin d'avoir un Grand Prix de Grande-Bretagne à huis clos."

Les efforts consentis pour tenter d'organiser ce Grand Prix sont similaires à ceux déployés en Autriche, où une double manche pourrait lancer la saison début juillet. Les questions sanitaires sont prioritaires, notamment celle de rassembler en un même lieu d'activité des centaines de personnes voyageant depuis différents pays. Cette problématique est essentielle et passe avant d'autres sujets plus flexibles, comme la possibilité d'organiser plusieurs courses sur le même circuit ou de modifier le format de l'épreuve d'une manière ou d'une autre.

"Nous voulons évidemment que la course ait lieu", insiste Stuart Pringle. "Le défi tient au fait que c'est une situation évolutive et que l'ampleur, les coûts associés, la logistique, les complications sont autant de choses qui sont encore à l'étude. Ce n'est pas aussi simple que de répondre oui ou non, ou que de donner un chiffre. Il s'agit en fait de comprendre l'ampleur du problème. Nous sommes totalement optimistes quant au fait que nous pouvons aider la Formule 1 à mettre en place une saison convenable, et que nous pouvons jouer un rôle significatif. Je veux dire par là avoir peut-être plus d'une course si ça fonctionne, même s'il serait plus logique de travailler de pays en pays. C'est une manière plus souple de fonctionner."

Dans un tel contexte, la flexibilité est la clé. La Formule 1 a promis de publier son calendrier alternatif "dès que possible" mais doit composer avec toutes les réalités du moment. À Silverstone, aucune date butoir n'est fixée alors que le Grand Prix est initialement programmé au 19 juillet. "Je n'ai pas de date précise", prévient Stuart Pringle. "Je pense que le défi consiste davantage à monter une saison qui se déroulera naturellement et à avoir la certitude qu'elle se déroulera. Nous pouvons être très flexibles à Silverstone."

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