Rudy Gobert après la victoire face à le Bosnie : « On peut être une équipe incroyable »

Rudy Gobert a assuré 11 points et 12 rebonds pour les Français contre la Bosnie. (A. Mounic/L'Équipe)

Le pivot des Bleus Rudy Gobert s'est félicité mardi du sérieux affiché par les siens lors de la victoire face à la Bosnie (81-68) et appelait à monter encore d'un cran face à la Slovénie, mercredi.

Vincent Collet (entraîneur de l'équipe de France après la victoire 81-68 face à la Bosnie) : « On a joué un match sérieux. Le début a été difficile car les Bosniens étaient excellents, et motivés. On le savait. Pour eux, c'était une opportunité de gagner leur ticket pour les huitièmes. Les voilà désormais dos au mur face à la Lituanie, si celle-ci bat bien la Hongrie aujourd'hui. Mais on a été solides en deuxième quart-temps, où l'on a créé une différence, notamment en étant bons contre la défense de zone. Le retour des vestiaires a été plus difficile, on a raté des tirs ouverts, perdu notre rythme. Ils sont revenus, mais lentement, grâce à nos efforts sur le plan défensif.

On n'a pas paniqué et reposé la main sur le match dans la dernière période, notamment grâce au gros match de Thomas (Heurtel, 14 points, 8 passes, 7 rebonds), qui nous a beaucoup aidés dans l'organisation du jeu, tout en faisant de vrais efforts défensifs. Nous disposons de plus de rotations, et les Bosniens ont fini par fatiguer après nos efforts, en fin de rencontre. Il y a également eu plus de justesse dans nos choix offensifs. Reste à régler ce problème de balles perdues (18), notre talon d'Achille. Si on en enlevait cinq, on pourrait s'approcher des 85-90 points, ce qui sera nécessaire en avançant dans la compétition. Il y a encore du travail, mais on est en progrès. »

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Rudy Gobert

« Aujourd'hui, on voit qu'il y a encore des choses et des séquences sur lesquelles on peut progresser »

Rudy Gobert (pivot de l'équipe de France) : « Il y a eu des moments où on aurait pu perdre la tête. Je suis fier qu'on soit restés ensemble, qu'on ait pu garder le contrôle. On a continué à bouger le ballon, à jouer malgré tout, et c'est une marque de maturité. L'état d'esprit a été super, le match a été très physique, et quand on a fait des erreurs, on a su se ressaisir. Tous les joueurs sur le terrain ont apporté quelque chose. Maintenant, on est des stars en Lituanie (la victoire française maintient les Baltes en vie dans le tournoi). C'est marrant et ça fait plaisir. Mais si on les rejoue plus tard, je ne sais pas s'ils diront merci (il rit).

Concernant l'idée qu'on ait pu laisser filer le match (pour des raisons de classement, ce que craignaient les Lituaniens), on n'a jamais pensé à ce genre de choses. On peut imaginer et dire ce qu'on veut. La réalité, c'est le terrain. Ce n'est jamais parfait, mais quand on a notre focus, notre détermination, on peut être une équipe incroyable. Aujourd'hui, on voit qu'il y a encore des choses et des séquences sur lesquelles on peut progresser, mais sur la globalité, on a affiché la mentalité qu'il fallait. Chaque match est une opportunité de progresser. Demain (mercredi), la Slovénie sera un gros test. Peu importe notre classement final. Si on veut la médaille d'or, on sait qu'on devra battre de fortes équipes. Tu préfères les jouer plus tard, mais on ne peut pas tout calculer. La chose que tu peux calculer, c'est la manière dont on joue. »

Aziz Bekir (entraîneur de la Bosnie) : « On a donné le maximum, compte tenu des circonstances. Les raisons pour lesquelles on perd sont très claires. On laisse 21 rebonds offensifs à la France et on commet 19 pertes de balle. Et malgré tout ça, on a eu une chance de renverser le momentum en fin de troisième quart et de s'imposer. Cela montre notre capacité, même en jouant très mal, à rester dangereux. Avec cet état d'esprit, on peut battre presque tout le monde. Beaucoup de nos erreurs s'expliquent par la fatigue de mes joueurs, qui à chaque possession, chaque mouvement, essaient d'économiser de l'énergie pour le money-time. Et contre une équipe comme la France, cela te coûte très cher. »

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