Rugby à 7 - Jean-Baptiste Gobelet : «Un déclic psychologique»

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Dévoilé vendredi matin, le groupe de l'équipe de de France de rugby à 7 se passera de Virimi Vakatawa, retenu par le XV, pour le premier tournoi du circuit mondial 2016-2017. Mais un petit nouveau fait son apparition.
Dévoilé vendredi matin, le groupe de l'équipe de de France de rugby à 7 se passera de Virimi Vakatawa, retenu par le XV, pour le premier tournoi du circuit mondial 2016-2017. Mais un petit nouveau fait son apparition.

Comme après chaque étape du circuit mondial, Jean-Baptiste Gobelet, ancien joueur de France 7 (2011-2015) et consultant pour Canal +, revient pour nous sur les temps forts du tournoi et en tire les principaux enseignements. A Singapour, les Bleus ont terminé 7e, se qualifiant pour la Cup.La performance des Français«Les Français ont fait le boulot dans la perspective du tournoi de Paris. Il était en effet important de se qualifier pour la Cup afin d’avoir un tirage de poule plus favorable à Paris (13-15 mai). Ils se sont concentrés sur le jour 1, ont gagné leurs trois matches, et l’ont fait avec du contenu. Il n’y a pas eu comme à Hong-Kong de demi-match, ils n’ont pas craqué dans les fins de match. La victoire contre les All Blacks (24-0), certes diminués, peut servir de déclic psychologique. Cela permet de prendre conscience que c’est possible. Mais finalement, pour moi, le véritable exploit de ce premier jour, c’est la victoire contre les Etats-Unis (19-17) qui alignaient, eux, une équipe quasi au complet. C’est le type de match qu’on aurait perdu lors des tournois précédents, pas là.En termes de jeu, j’ai beaucoup aimé la capacité des Français à ne pas s’isoler en attaque et leur efficacité offensive. C’est sûr qu’avec Virimi Vakatawa, l’équipe de France dispose d’une arme incroyable (lire plus bas). Sa présence offre même aux Bleus un ou deux jokers en défense car tu sais qu’il peut marquer à tout moment. Défensivement, justement, ça va mieux grâce à la présence de Manoël Dall’Igna, qui est l’équivalent d’un milieu défensif au foot, qui bouche les brèches. Mais le deuxième jour, cela a été plus compliqué. Sinon, des joueurs peu utilisés cette saison, comme Jérémy Aicardi dont la connexion avec Vakatawa a été très bonne, se sont mis en évidence et apportent une solution intéressante dans la rotation.»L'équipe du week-end«Le Kenya, forcément. C’était le bon moment pour les équipes de milieu de tableau pour faire un coup vu que les équipes du Top 4 avaient un peu fait l’impasse sur le tournoi de Singapour comme le montre le nombre importants de surprises. Le Kenya en a profité mais cela n’enlève rien à leur superbe performance. Cette équipe a beaucoup progressé cette saison sur les offloads, un secteur de jeu qu’elle exploitait peu et mal par le passé. Vu leur puissance physique et leur capacité à casser les plaquages, c’est une arme intéressante pour eux. Ils ont de moins en moins de déchets. Ce qui m’a impressionné aussi, c’est leur défense (neuf essais encaissés en six matches). Et puis ils ont Collins Injera, le match winner qui débloque n’importe quelle situation. C’est une équipe qui peut faire peur en vue des JO, elle monte en puissance.»Le joueur du week-end«C’est difficile de ne pas mentionner Virimi Vakatawa. Il a été élu dans l’équipe type du tournoi, ce qui est rare pour un joueur d’une équipe de milieu de tableau. Sur chaque ballon touché, il est dangereux. Désormais, il va être surveillé de plus en plus près et il va falloir réfléchir à la manière de l’utiliser à bon escient. Quand on l’a dans son équipe, on a tendance à vouloir lui donner tous les ballons mais il faut faire attention à ne pas le surexploiter. D’ailleurs, j’ai trouvé que sa surexploitation lors du premier jour s’était ressenti le deuxième au niveau de son énergie.»

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