Rugby à 7 - Terry Bouhraoua : «Libre et ouvert à toutes les propositions»

L'Equipe.fr
Terry Bouhraoua, capitaine de l'équipe de France à 7, dresse un bilan lucide du début de saison difficile des Bleus (seulement 11e après 6 tournois sur 10). Il évoque aussi la tentation d'un retour au 15, sept ans après avoir signé l'un des premiers contrats fédéraux de l'histoire du 7.

Terry Bouhraoua, capitaine de l'équipe de France à 7, dresse un bilan lucide du début de saison difficile des Bleus (seulement 11e après 6 tournois sur 10). Il évoque aussi la tentation d'un retour au 15, sept ans après avoir signé l'un des premiers contrats fédéraux de l'histoire du 7.«Comment vivez-vous cette saison décevante en terme de résultats ?La réalité de cette saison, que je n'avais pas forcément saisie au début, c'est que l'équipe de France de rugby à 7 est en pleine reconstruction. Je pensais qu'après les Jeux olympiques, on serait plutôt dans une forme de continuité. Cette reconstruction explique aujourd'hui que nous avons des résultats qui ne sont pas à la hauteur de ce que j'avais imaginé en tant que compétiteur. C'est une situation difficile à laquelle il faut faire face tous ensemble.Il reste pourtant un noyau dur de l'équipe olympique...C'est vrai. Sauf que les joueurs que l'on voit un peu plus aujourd'hui n'avaient pas forcément le même rôle et la même importance la saison dernière. Certains sont passés de remplaçants à titulaires. Or ça prend du temps pour que tout le monde soit à la hauteur des attentes. On ne repart pas de zéro, parce qu'il reste des choses, mais on repart d'un peu plus loin que ce que j'avais imaginé. Le staff introduit aussi des joueurs de l'extérieur (hors contrat fédéral), ce qui est une bonne chose pour booster la concurrence et faire avancer la machine, mais là aussi cela prend du temps. Logiquement, quand on reconstruit, on ne peut pas gagner immédiatement.En début de saison, l'objectif d'une place dans le Top 6 mondial a été affiché par le staff...(il coupe) C'est impossible. Il m'a fallu trois tournées, et donc six tournois, pour me rendre compte de la situation réelle dans laquelle on était. C'est un constat un peu frustrant parce que je suis un compétiteur, un gagneur, et que ça ne m'amuse pas de perdre.Ça vous interroge sur la suite à donner à votre carrière ?Oui, forcément. Je suis sous contrat jusqu'en juin de cette année. Nous sommes fin mars, l’échéance approche et je ne me suis encore engagé nulle part. Je demeure libre. Libre et ouvert à toutes les propositions intéressantes qui peuvent m’être faites.Même un retour à 15 ?Oui, pourquoi pas, si on me présente un projet sportif qui me fait vibrer. J'ai eu des discussions avec le manager de l'équipe de France à 7 (Christophe Reigt), qui m'a fait part de l'envie de la Fédération de me prolonger mais je ne sais pas pour combien de temps, à quel prix... J'ai aussi besoin de savoir quelle va être la tournure du projet fédéral. Cela ne me dérange pas de passer une saison à reconstruire mais j'ai aussi envie de gagner. Refaire une Coupe du monde (San Francisco, 2018) et des Jeux olympiques (2020, Tokyo), cela me plairait, mais… pour les gagner, pas pour faire de la figuration. Là, il est encore trop tôt pour savoir si on sera, au bon moment, compétitifs au meilleur niveau.Vous avez le sentiment de perdre votre temps en ce moment ?Non, non, pas du tout, parce que le circuit mondial à 7, c'est du très haut niveau à chaque tournoi. J'ai été performant en début de saison (il est actuellement le 5e réalisateur du circuit). On "bosse" aussi à Marcoussis, bien et beaucoup. Mais, voilà, j'ai soif de victoires, envie de gagner, et cela me manque vraiment en ce moment. Je pense qu'il me reste quelques belles années devant moi (il a 29 ans) et ma soif de victoires n’en est que redoublée.Quel est l’objectif majeur de votre fin de saison ?Le tournoi de Paris mi-mai (13 et 14 à Jean-Bouin). J’invite d’ailleurs tous les fans de rugby à venir nous soutenir à Jean-Bouin où c’est toujours un immense plaisir de jouer devant un public enthousiaste (les Bleus avaient pris la troisième place l’an dernier).»

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