Rugby à 7 - TQO (H) - Jean-Pascal Barraque : l'équipe de France de rugby à 7 est « en mission » au TQO de Monaco

·4 min de lecture

Jean-Pascal Barraque, capitaine de l'équipe de France de rugby à 7, évoque l'ardeur qui anime les Bleus pour décrocher leur ticket olympique ce week-end à Monaco. « Seul le vainqueur de la finale de ce tournoi qualificatif olympique, qui se dispute ce week-end à Monaco, sera qualifié pour les Jeux Olympiques... Ce n'est pas effrayant ?
On le sait. On n'a pas le droit à l'erreur. Mais on est prêt pour ça. Pour de gros matches. C'est le propre de l'aventure olympique : on peut jouer une carrière sur une erreur...
Avec le staff, on a beaucoup travaillé cet aspect psychologique de la situation que l'on va vivre. On est donc assez serein. On sait qu'on a des matches de poule accessibles et qu'il faudra ensuite monter d'un cran pour la demi-finale et enfin la finale. Il faudra alors montrer aux adversaires qu'il n'y a pas la place pour eux. Les impacter psychologiquement. « On est prêt à assumer nos responsabilités. On est des compétiteurs et ce tournoi est une étape pour les Jeux où l'on vise une médaille. On doit donc "écraser" les gens sur notre chemin. Malheureusement pour eux... » Vous allez le faire en assumant votre rôle de favori ?
Oui. Dès le début, montrer qu'on est prêt et que s'ils veulent nous accrocher il faudra qu'ils produisent leur meilleur rugby. À nous alors d'être serein et, en effet, de ne pas avoir peur de montrer aux équipes en face qu'on assume notre rôle de favori. On est prêt à assumer nos responsabilités. On est des compétiteurs et ce tournoi est une étape pour les Jeux où l'on vise une médaille. On doit donc "écraser" les gens sur notre chemin. Malheureusement pour eux... lire aussi Villière, l'atout des Bleus On vous sent en mission ?
En quelque sorte oui, on est en mission. Parce que le rugby à 7 au JO, c'est une formidable vitrine ?
M. Lapasset (ancien président de la FFR et de la Fédération internationale de rugby) a obtenu que le rugby à 7 soit aux Jeux. Dès lors, une grande nation de rugby comme la France se doit d'y être. Il y a un adversaire que vous craignez en particulier ?
Même si on les a toujours battus, les Irlandais ont une équipe très organisée en défense... Mais si on joue notre jeu, notre système, il n'y a pas de soucis à avoir. « (Les JO), c'est le plus gros évènement sportif, la consécration. Je les regardais quand j'étais petit à la télé et je n'imaginais pas du tout pouvoir y participer un jour. » L'équipe d'Ouganda a été exclue car plusieurs joueurs ont été testés positifs au Covid, ça met une pression supplémentaire ?
Le staff et l'hôtel où on est gèrent bien cela. On ne sort pas loin. On reste entre nous, on fait attention pour ne pas l'attraper. On a fait nos tests... Là, tout va bien. Il nous tarde d'y aller. Vous avez joué à XV cette saison et là vous revenez à 7, qu'est ce qui vous fait vibrer à 7 ?
L'ambiance, le côté famille en dehors du terrain et, sur le terrain, la possibilité de beaucoup de prises d'initiative. C'est une discipline très exigeante où l'on n'a pas le droit à l'erreur et où l'on ne s'arrête jamais. Il n'y a aucun temps mort. Monaco n'est pas vraiment une terre de rugby, comment vous vivez d'aller chercher cette ultime place pour les JO au Stade Louis II ?
On le vit plutôt bien, notamment parce que l'on va retrouver le public qui donne une pression positive. C'est en effet un stade de foot mais, justement, la pelouse sera au top... Ça représente quoi les JO pour un rugbyman ?
C'est le plus gros évènement sportif, la consécration. Je les regardais quand j'étais petit à la télé et je n'imaginais pas du tout pouvoir y participer un jour. Moi, j'adore le sprint alors j'ai vibré avec Usain Bolt. Aux Jeux, on sent que tout le pays est derrière ses athlètes, même dans des sports où l'on connaît à peine les règles... »

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles