Rugby - La candidature révolutionnaire de Pierre Salviac à la FFR

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Pierre Salviac candidat surprise
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Interview exclusive Yahoo Sport : Pierre Salviac (69 ans) se lance dans la course à la présidence de la FFR et nous dévoile ses idées. Il n'épargne personne.

Pierre Salviac votre candidature est-elle sérieuse ?

P. S : Ma démarche est originale, elle propose une révolution que les dirigeants actuels ne veulent pas faire, que le postulant concurrent (Bernard Laporte) n’est pas certain de pouvoir faire, car c’est un produit du système.

Quelle est cette révolution ?

P. S : Cette révolution consiste à copier un modèle qui marche, je n’invente rien. Je me base sur le modèle argentin. Ma révolution à moi, c’est de dire qu’il faut mettre l’équipe de France au centre de tout. C’est aussi ce que disent aussi les présidents de clubs mais ils ne le font pas. Il faut que la fédération reprenne sa responsabilité et elle est de dire aux présidents de clubs qui ne sont là que pour satisfaire leur ego : « occupez-vous du championnat de France, qui est l’ADN de notre rugby et laissez tomber la Coupe d’Europe, qui ne concerne que six voir sept des clubs de l’élite ». Il faut abandonner cette Coupe d’Europe qui fout le bordel partout, et redonner l’occasion à l’équipe de France de jouer un véritable tournoi des VI Nations. Pour cela, il faut faire un tournoi des VI Nations en matchs allers retours, comme ça se passe dans l’hémisphère sud. Ce qui permettrai au XV de France de rencontrer en six matchs les trois grandes nations du nord. Je ne demande pas autre chose.

Dans ce système, qui paye les joueurs ?

P. S : C’est la fédération, dans la mesure où son tournoi (matchs allers-retours) et les trois matchs de tournée d’été et d’automne lui donne des recettes. Ces recettes peuvent générer des salaires pour les internationaux qu’elle aura choisis. Quand les internationaux choisis en équipe de France ne jouent pas, la fédération les sous-loue aux clubs qui sont qualifiés pour la phase finale du championnat de France. Attention, elle les sous-loue sous forme de « draft » comme en NBA ou en NFL. C’est à dire que les clubs les plus mal classés, de l’exercice précédent, pourront choisir en premiers les joueurs disponibles, et donc les meilleurs, afin d’équilibrer les chances. Priorité à l’équipe de France et la fédération paye les joueurs.

Comment installer cette révolution ?

P. S : Déjà il faudra me prouver que c’est impossible. Et si on le veut, il faudra qu’on aille au « fight » avec l’ego des présidents de clubs et leur dire « Contentez-vous de disputer le Top 14, nous on s’occupe de l’international en tant que fédération ». Comme les autres fédérations d’ailleurs. Je note que les deux seules formations qui ont raté leur Coupe du Monde sont celles qui avaient privilégié leurs clubs : la France et l’Angleterre.

Vous ne citez jamais votre concurrent Bernard Laporte…

P. S : Bernard Laporte dans ce cas devient un concurrent comme moi. Il a eu deux mandatures à la tête du rugby Français, ce qui est exceptionnel et prouve qu’il est bien un produit du système. Mais qu’a t-il fait lors de ces deux mandats ? Il ne nous a pas conduits en finale de Coupe de Monde, il ne nous a pas fait gagner la Coupe du Monde, non plus. Pas si exceptionnel que ça. Quand il était Ministre, il avait le pouvoir de réformer le mode de sélection de la fédération française, il ne l’a pas fait. Pourquoi le ferait-il aujourd’hui ?

Est-ce qu’il fallait conserver Philippe Saint-André pour cette Coupe du Monde après trois années catastrophiques ?

P. S : Ce n’est pas un problème de Saint-André ou de Novès. Aujourd’hui le rugby français est arrivé au point zéro de la technique individuelle. Il faut tout reprendre.

Donc Philippe Saint-André ou un autre, c’eût été pareil ?

P. S : Exactement, peut-être que l’autre aurait été plus cohérent dans sa sélection, mais sur le fond, il n’aurait pas eu beaucoup plus de chance. Saint-André était à la Coupe du Monde avec des joueurs qui n’ont plus de technique individuelle, qui sont devenus des robots. On a fabriqué de mauvais joueurs, en tout cas des joueurs qui ne sont pas dignes d’être dans les cinq meilleures nations du monde.

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