Rugby - AFS - Les Springboks fêtent le premier anniversaire de leur titre mondial

L'Equipe.fr
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Le 2 novembre 2019, l'Afrique du Sud remportait sa troisième Coupe du Monde, à Yokohama, en dominant largement l'Angleterre (32-12). Un an plus tard, les Springboks n'ont toujours pas rejoué mais leur titre reste bien présent dans les mémoires au pays. C'était il y a tout juste un an. À Yokohama, les Springboks remportaient la troisième Coupe du monde de leur histoire (après 1995 et 2007) au terme d'un match dominé de bout en bout face à l'Angleterre (32-12). Depuis ce 2 novembre 2019, gravé à jamais dans les mémoires en Afrique du Sud, la sélection nationale n'a plus disputé le moindre match à cause de l'épidémie mondiale de Covid-19. Les Springboks ont récemment décidé de ne pas disputer le Rugby Championship, laissant la Nouvelle-Zélande, l'Australie et l'Argentine s'écharper entre elles pour leur succéder au palmarès de la compétition. lire aussi Rugby Championship : les raisons du retrait sud-africain La « fierté » d'une nation Pour fêter ce premier anniversaire, plusieurs acteurs du sacre sud-africain sont revenus sur leur aventure hors du commun au Japon. Au premier rang d'entre eux, le sélectionneur d'alors, Rassie Erasmus, qui avait caché sa maladie durant le Mondial, souligne la cohésion de tout un groupe : « Tout le monde a travaillé incroyablement dur pour faire de ce rêve une réalité. Je n'oublierai jamais les incroyables scènes d'accueil à l'aéroport, ni les milliers de personnes qui sont venues partager la joie de l'équipe lors des défilés de la victoire. Et, un an plus tard, les gens disent encore à quel point ils sont fiers de cette réussite. » Désigné meilleur joueur de l'année 2019 après une Coupe du monde exceptionnelle, le flanker Pieter-Steph du Toit (55 sélections) se souvient avant tout de l'état d'allégresse à l'issue de la victoire contre le Quinze de la Rose : « Les célébrations qui ont suivi la finale ont été spéciales, j'ai eu beaucoup de chance d'avoir ma femme et mon petit garçon avec moi. Nous avons eu une discussion d'équipe après à l'hôtel, c'était incroyable. C'était l'une des meilleures nuits de ma vie ! » Tendai Mtawarira « Nous avons montré que lorsque vous vous réunissez et adhérez à un plan et travaillez vers un objectif commun, vous pouvez atteindre la grandeur » Véritable icône en Afrique du Sud, Tendai Mtawarira (117 sélections), qui a pris sa retraite internationale sur le sacre mondial, retient avant tout l'impact sociétal qu'a eu la victoire des Boks dans un pays où les inégalités perdurent : « Cette victoire représentait bien plus qu'un match de rugby. Pour tant de personnes issues de tant d'horizons et de cultures différents, nous avons montré que lorsque vous vous réunissez et adhérez à un plan et travaillez vers un objectif commun, vous pouvez atteindre la grandeur. » Sur le site de la SARU, le président de la fédération sud-africaine, Mark Alexander, a appuyé sur le rôle d'exemple tenu par l'équipe nationale : « Cette magnifique victoire a montré une fois de plus que le sport peut être un formidable outil de cohésion sociale dans notre pays. Au nom de la fraternité sud-africaine du rugby, je tiens à remercier une fois de plus les Springboks d'avoir inspiré tant de nos gens. » lire aussi Coupe du monde : le triomphe des mal-aimés sud-africains La « cicatrice » d'Eddie Jones Tout récent vainqueur du Tournoi des Six nations 2020 à la tête de l'Angleterre, Eddie Jones s'est lui aussi exprimé sur le match historique disputé il y a 365 jours. « Perdre une finale de la Coupe du monde est assez traumatisant, a-t-il reconnu. Cela vous entaille et vous laisse une cicatrice que vous portez pour le reste de votre vie. Vous devez trouver un moyen d'avancer à nouveau. » Visiblement, les coéquipiers d'Owen Farrell y sont parvenus, remportant un troisième Tournoi en quatre ans (après 2016 et 2017). Pour un sacre mondial, il faudra encore patienter trois ans et le Coupe du monde en France. Les Springboks, avec leur statut de champion en titre, auront une fois de plus le poids des espoirs de la nation arc-en-ciel sur les épaules.