Rugby - Bleus - Anthony Bouthier après la victoire des Bleus contre l'Angleterre : « Je ne pouvais pas rêver mieux »

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Lancé à l'arrière face aux Anglais, Anthony Bouthier, qui jouait encore en Pro D2 la saison dernière, a répondu aux attendes. Vivant une sorte de rêve, mais avec une lucidité étonnante. Un an après le cauchemar de Twickenham, où les Bleus, pilonnés au pied par les Anglais avaient cédé de toutes parts (8-44), c'était « un immense défi » qui attendait Anthony Bouthier, dimanche après-midi au Stade de France, dixit Fabien Galthié. « Bien sûr que j'avais revu les images », sourit l'arrière de Montpellier, qui savait à quoi s'attendre. Il n'a pas été déçu : première minute, première chandelle anglaise. « Je me suis mis cet objectif en tête avant tout, se rappelle-t-il, comme s'il récitait ses repères : bien couvrir mon troisième rideau, ne pas me faire surprendre. » Solide sous son premier ballon, le Landais a lancé un match à l'image de cette action, propre et serein. « Si je montre des faiblesses là-dessus (le jeu aérien), ils vont insister. Il fallait être bon d'entrée et ça s'est bien passé. Bien sûr que ça aide, que ça met en confiance pour la suite. » Les notes de France-Angleterre Impérial dans les airs, précieux au pied, à l'image de cet énorme dégagement en première période qui a traversé tout le terrain pour terminer en touche à cinq mètres de la ligne anglaise, et solide quand il a été sollicité défensivement, l'un des paris de Galthié a été félicité par son sélectionneur : « Il a été exposé, parfois malmené, mais il a tout donné, comme il le fait depuis de la saison. » Anthony Bouthier, arrière du quinze de France « Ce qui m'a marqué ? Tout ! » Son histoire est connue : celle d'un joueur de 27 ans passé en quelques années de la Fédérale 1 à Vannes jusqu'au Stade de France avec le maillot bleu. La saison dernière, il était encore en Bretagne, en Pro D2, avant de signer à Montpellier et de taper dans l'oeil du nouveau staff. Face aux Anglais, tout a pourtant semblé glisser sur lui. « J'ai essayé de ne pas être trop surpris par tout ce qui m'arrive depuis six mois, explique-t-il. Pour les nouveaux comme moi, le staff a bien su nous préparer mentalement, nous faire prendre conscience de ce qui nous attendait : l'ouverture du Tournoi, 80 000 personnes, l'Angleterre et ses stars en face. J'ai pu l'anticiper en amont et dédramatiser pour ne penser qu'au match, à ce que j'avais à faire, bien garder la tête froide... » Les notes de France - Angleterre : Le Roux phénoménal, Dupont magistral Après coup, il le reconnaît néanmoins, entre deux « incroyables » lâchés quand il revient sur le match et son contexte : « Ce qui m'a marqué ? Tout ! Rien que la mise en place hier (samedi) au Stade de France. C'était un endroit que je n'avais vu que depuis les tribunes. Être là sur le terrain, puis titulaire face aux Anglais, la Marseillaise, le stade plein... C'est un rêve pour n'importe quel joueur et en plus ça gagne. Je ne pouvais pas rêver mieux, ce n'est que du bonheur. » Avec l'envie d'y regoûter dans une semaine face à l'Italie (dimanche prochain, 16 h) : « Maintenant qu'on est partis, on a tous envie d'y rester... »

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