Rugby - Bleus - Charles Ollivon, avant le match de l'équipe de France contre l'Écosse : « On n'est pas favoris »

L'Equipe.fr
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Interrogé en visioconférence juste après la mise en place de ce samedi après-midi sur la pelouse de Murrayfield, Charles Ollivon estime que son équipe se présentera en outsider face à l'Écosse, dimanche, en Coupe d'automne des nations. Ce qui n'empêche pas le capitaine des Bleus de nourrir de gros espoirs de victoire. « Ce retour à Edimbourg ne vous rappelle-t-il pas trop de mauvais souvenirs ?
C'est vrai qu'on est venu ici il y a plusieurs mois (le 8 mars dernier), mais le contexte est complètement différent aujourd'hui. On va rester dans notre objectif d'enchaîner des performances, de gagner des matches. On est focalisés sur notre match de demain, tout simplement. Êtes-vous animés par un sentiment de revanche ?
Potentiellement, on pourrait être animé par ça, mais très sincèrement, le contexte actuel n'a rien à voir. Le Tournoi des Six Nations est terminé, on est passé à une autre compétition. lire aussi Les leçons de Murrayfield L'annulation du match face aux Fidji n'a-t-elle pas été un mal pour un bien ? Finalement, vous allez pouvoir jouer ce match en Écosse, alors qu'initialement, tout devait s'arrêter pour vous après les Fidji à cause de la règle des trois feuilles de match maximum par international...
On verra après le match. Mais honnêtement, c'est un règlement sur lequel on n'a pas de contrôle. On avait préparé le match contre les Fidji et on avait envie de le jouer. Mais après, une fois que l'annonce de l'annulation est tombée, ce n'est pas la peine de rester dessus, de laisser rentrer du négatif dans les têtes. C'est fait, c'est fait. Juste derrière, on est passés à la préparation du match contre l'Écosse. « On a bien travaillé toute la semaine, on a revu ce qui n'avait pas été il y a huit mois, ce qui a été positif, et on a vraiment tous à coeur de faire un bon match, un très bon match. » Avez-vous le sentiment que votre équipe a beaucoup évolué depuis le mois de mars ?
Bien sûr, on a continué à travailler nos repères collectifs, à apprendre à se connaître, même si maintenant on commence à avoir pas mal de semaines de vécu en commun. On a aussi appris de ce match à Edimbourg. Désormais, c'est tout le groupe qui monte en régime, pas seulement les quinze titulaires. On a bien travaillé toute la semaine, on a revu ce qui n'avait pas été il y a huit mois, ce qui a été positif, et on a vraiment tous à coeur de faire un bon match, un très bon match. lire aussi Les coqs fantastiques, les super-héros du quinze de France En mars dernier, vous aviez notamment manqué d'agressivité dans les zones d'affrontement. Est-ce un secteur que vous avez particulièrement travaillé cette semaine ?
Je pense qu'il faut mettre les choses dans l'ordre. On a besoin d'agressivité, mais aussi de discipline. À certains moments, dans les matches précédents, on n'a pas toujours trouvé le juste milieu. Mais sur certaines actions seulement, parce qu'on a quand même réussi à gagner les matches. On a bien revu celui en Écosse à la vidéo, on a bien vu qu'à certains moments du match et dans certaines zones du terrain, on pouvait faire mieux. On l'a clairement identifié. Maintenant, on a envie de mettre tout ça en pratique. lire aussi Calendrier/résultats de la Coupe d'automne des nations Avez-vous le sentiment que cette équipe de France a désormais un statut de favori à assumer ?
Non, je n'en suis pas convaincu. On n'est pas favoris tout simplement parce que les deux dernières fois où l'on est venu en Écosse, on a perdu (17-14 en août 2019, en match de préparation à la Coupe du monde, et 28-17 en mars dernier). Mais ce que je peux vous dire, c'est qu'on a à coeur d'enchaîner avec une victoire. On est dans notre dynamique et on a juste envie de la maintenir et d'aller encore plus loin. »