Rugby - Bleus - Fabien Galthié : « C'était notre 25e match, le 46e sera la finale de la Coupe du monde »

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Fabien Galthié, le sélectionneur des Bleus vainqueurs du Grand Chelem samedi, pensait à la Coupe du monde dans un an et demi après le triomphe des siens. « Quelle est votre réaction après cette victoire ?
Après deux deuxièmes places, c'est le Grand Chelem. C'est formidable, je suis très heureux. Il y avait beaucoup de tension dans ce match lié à l'attente. On va dire que c'était merveilleuse tendue. On n'avait pas encore été confronté à cette tension-là, à des décisions sur le terrain qui pouvaient inverser le cours de la rencontre. C'est une première expérience qui nous fera encore grandir. Quelle était l'ambiance dans le vestiaire ?
Il y a beaucoup de monde, notamment les militaires de la légion étrangère qui nous avaient accueillis au début du rassemblement. C'est tranquille en fait. Avec la fatigue, c'est heureux et paisible. Avez-vous été inquiet après le retour au score des Anglais en début de seconde période ?
C'est clair. L'enjeu était de remarquer pour les mettre un peu plus loin au score, mais on ne l'a pas fait. Les Anglais ont réussi à revenir à 5 points et on est revenu à un scénario qui ressemblait à celui de l'automne contre les Blacks et de l'Irlande dans ce Tournoi. Donc, il y avait de l'enjeu sur chaque possession, sur chaque action défensive. Tous les choix comptaient. Fabien Galthié « Il n'y a aucune raison pour que l'équipe ne continue pas à progresser » Qu'est-ce que ce Grand Chelem va apporter à votre équipe ?
De la joie à l'instant T. Quand tu gagnes, ça veut dire que tu travailles bien, que tu construis la bonne équipe. Demain, on sera n°2 mondial avec une équipe jeune qui va encore grandir et s'améliorer. Il n'y a aucune raison pour que l'équipe ne continue pas à progresser. C'était bien de jouer avec cette tension qui nous a d'un coup sauté dessus. Il faut vivre ces matches, ces finales, pour continuer à grandir et acquérir du vécu commun. C'était notre 25e match. Le 46e sera la finale de la Coupe du monde. C'est assez clair dans nos têtes. Ça fait quoi de remporter le Grand Chelem comme sélectionneur vingt ans après l'avoir remporté comme joueur ?
La différence, c'est vingt ans. Et vingt ans, c'est une vie, un long chemin auquel on ne s'attend pas. Il n'y a pas de hasard non plus, le caractère fait le chemin. Il y a vingt ans, il faisait jour et beau, c'était face à l'Irlande. C'est chouette de toucher à nouveau à cette sensation avec ces gars. Vingt ans plus tôt t'es sur le terrain, vingt ans après, t'es en tribunes. »

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