Rugby - Bleus - Fabien Galthié : « Solide pour un match de reprise », après la victoire contre l'Argentine

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Après la victoire contre l'Argentine (29-20), le sélectionneur des Bleus Fabien Galthié a reconnu que les Bleus ont longtemps souffert mais il soulignait qu'il était surtout important d'avoir gagné après huit mois sans jouer pour l'équipe « type ». « Quelle est votre analyse du match (victoire 29-20 des Bleus) ?
Ça a été dur jusqu'au bout, indécis. Il était important de gagner ce premier match, on n'a pas joué ensemble depuis mars. On a pu se préparer deux semaines correctement, ça nous a aidés à traverser ce match difficile face à a des Argentins présents. Le plus important, c'est d'avoir rejoué et gagné ensemble. lire aussi Le film du match Avez-vous été inquiet face à la férocité argentine en début de match ?
À ce niveau, il n'y a pas un match où on se dit que ça va être facile, surtout face à l'Argentine, qui adore jouer la France et nous poser des problèmes. L'Argentine a été féroce, on a été parfois malmenés, ce qui nous a empêchés parfois de continuer nos actions. Si on fait des en-avant, c'est parce qu'ils mettent de l'intensité, ça nous a empêchés de conclure sur nos temps forts. On prend deux essais à zéro passe face à une équipe efficace, ça leur permet de rester dans le match. On a été solides pour un match de reprise. lire aussi Les notes de France-Argentine : Flament enthousiasmant, Ntamack frustré Est-ce que vos plans ont été contrecarrés par l'agressivité argentine ?
On a bien joué devant la défense mais dès qu'il a fallu trouver de l'espace, on a été moins présent dans les collisions, le jeu sur l'homme. On était en place, c'était compliqué mais on marque deux essais, il y a des choses positives et on a su gagner le match, face à une équipe qui a neuf matches à son compteur depuis mi-juin. C'est une équipe qui a l'habitude de jouer ces matches. Nous, c'étaient des retrouvailles. « Notre défense n'a pas subi, on a été bons là-dessus » Est-ce que vous avez senti un déficit de puissance ?
On va revoir le match. Le déficit de puissance n'est pas forcément lié à un joueur. Peut-être un déficit de courses, d'intensité, de connexions entre les joueurs. Je vois plutôt ça comme ça. Car en défense, sur la puissance, on a répondu présent, ballon en mains, ils ne sont pas entrés dans nos 22. Notre défense n'a pas subi, on a été bons là-dessus. Ils marquent sur deux faits de jeu. Pourquoi avoir décidé de sortir Romain Ntamack en début de deuxième période ?
En fonction du scénario, on changeait notre composition et notre façon de jouer en faisant rentrer (Jonathan) Danty en premier centre. On avait cette option sur notre banc et on sentait qu'on avait besoin d'avoir plus d'impact, de physique. On a parfois été malmenés dans le combat, ils étaient plus présents dans le jeu au sol et on a décidé de coacher des joueurs pour apporter plus de solidité. On a modifié notre organisation, et il fallait changer cette organisation. Comment voyez-vous la suite de la tournée ?
Elle est très difficile cette tournée. On a d'abord joué des Latins qui savent comment nous prendre. On s'attendait déjà à un match dur, avec un rugby proposé qui allait poser des problèmes. La Géorgie, ce sera aussi un match avec beaucoup de combat. La plupart joue en France aussi donc il y aura un gros défi. On parlera en temps voulu du troisième match (contre la Nouvelle-Zélande), d'abord la Géorgie (sourire). »

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