Rugby - Bleus - Fabien Galthié veut ramener le Quinze de France « dans le Top 3 mondial »

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Lors de la présentation de son staff, ce mercredi dans le Lot, Fabien Galthié a donné les grandes lignes de son projet pour les Bleus. L'objectif : refaire de la France une nation majeure. Fabien Galthié a donc ouvert son mandat de sélectionneur à Montgesty, petit village du Lot dont son père est maire depuis 2008. L'ancien demi de mêlée y avait réuni tout son staff technique dès dimanche, pour plancher pendant quelques jours sur les quatre années à venir. Les premiers chantiers de Galthié et Ibanez Ce mercredi, à l'issue de ce séminaire inaugural qui sera suivi d'un second, chez le manager Raphaël Ibanez à Hossegor (Landes) les 9, 10 et 11 décembre, il s'est exprimé publiquement pour la première fois en tant que sélectionneur, dans la salle communale du village où il a passé une partie de sa jeunesse. Aucune annonce majeure n'a été faite mais Galthié, flanqué d'Ibanez, a tracé les grandes lignes de son projet, ou plutôt des discussions qui ont animé les trois jours précédents. Elles se sont articulées autour de cinq thèmes, ainsi détaillés par l'ex-capitaine de l'équipe de France : « notre rugby, notre projet, notre chemin, notre identité, notre exigence ». Avec en toile de fond l'objectif de « gagner rapidement des matches et des titres », et de « rentrer à nouveau dans le top 3 mondial ». Il n'a pas directement évoqué le titre mondial en 2023, pour la Coupe du monde organisée en France. Interrogé à ce sujet, il a répondu : « On sait que les équipes qui performent avant la Coupe du monde sont performantes pendant. » Manière de dire que soulever la William Webb-Ellis Cup est un objectif mais qu'il faut déjà remplir les étapes avant. Relations avec les clubs : 42 convoqués pour éviter le « désentraînement » Pour avancer, le duo Galthié-Ibanez espère obtenir des avancées dans la relation avec la Ligue mais sans mettre la pression. Face aux critiques remontées des clubs sur le « désentraînement » des internationaux lorsqu'ils sont en rassemblement à Marcoussis, une promesse de transparence et d'échange de toutes les données d'entraînement a été formulée. Autre idée : renvoyer dans leurs clubs les joueurs non-retenus sur la feuille de match le jeudi des semaines internationales afin qu'ils jouent en Top 14. « En dessous de trente joueurs, on ne peut pas s'entraîner à haute intensité » En échange, le nouveau staff veut obtenir la possibilité de convoquer quarante-deux joueurs (contre trente-et-un aujourd'hui) pour les rassemblements. « Pourquoi quarante-deux ? Parce qu'en général, en début de semaine, un tiers des joueurs est blessé ou inapte pour un entraînement à haute intensité. Cela fait environ douze joueurs sur la touche, et il en resterait donc trente pour les séances en opposition. En-dessous de ces trente joueurs, on ne peut pas s'entraîner à haute intensité, et on tombe dans le désentraînement. » Joueurs : la liste des 75 et le nom du capitaine toujours à l'étude Ceux qui attendaient les noms des futurs sélectionnés et du futur capitaine sont repartis de Montgesty déçus. Concernant le capitaine, Galthié et Ibanez ont simplement dit « y penser, regarder », mais rien n'est tranché. Son profil ? « On tiendra compte du caractère, du poste, de la capacité d'écoute, de la présence », a expliqué Ibanez. « Il devra avoir un engagement fort auprès du staff, il faut qu'on marche main dans la main, qu'il y ait une forme de proximité, pour que l'on créé la notion de confiance », a ajouté Galthié. Qui a élargi la question à un groupe de leaders. « On est en quête de leaders, de joueurs qui croient en la notion d'identité et qui veulent la porter de toutes leurs forces, sur lesquels on puisse compter sans restriction. » Les deux hommes doivent par ailleurs bâtir une liste de 75 joueurs qui seront les hommes de base de leur projet. « On a commencé à travailler sur cette liste, on continue à y réfléchir, a expliqué Galthié. Il y aura une grande partie des joueurs qui étaient à la Coupe du monde. A côté de ça, il y a un jeune potentiel qu'il faut accompagner. » Dans cette liste, chaque poste sera couvert par cinq joueurs : trois « premiums » et deux joueurs « à très haut potentiel ». « L'objectif, selon Galthié. est de limiter le turnover ». Entre 2015 et 2019, 104 joueurs ont été utilisés en équipe de France. Un record. Le jeu : « un cadre et des espaces de liberté » Le nouveau staff veut développer un rugby « intelligent, qui puisse s'adapter ». « On veut trouver l'équilibre entre les bases - le combat, les phases de conquête - et le reste, a dit Galthié. Un des points forts du rugby français, c'est sa capacité à improviser. On doit la garder, mais il y a la nécessité d'un cadre. On doit construire ce cadre pour aménager des espaces de liberté pour les joueurs. » Galthié mise sur l'addition des compétences dans le staff et la collégialité pour mieux passer son message. « On veut répéter de manière inlassables toutes nos procédures de jeu pour que les joueurs s'en imprègnent », a-t-il expliqué. Les rôles dans le staff : Shaun Edwards : chargé de la défense.
Laurent Labit : chargé de la possession.
Karim Ghezal : chargé de la touche et des tâches spécifiques.
William Servat : chargé de la mêlée et des tâches spécifiques.
Thibault Giroud : directeur de la performance.

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