Rugby - Bleus - Grégory Alldritt : « Remplaçant ? C'est un challenge et j'adore ça »

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Habitué à être titulaire chez les Bleus sous l'ère Galthié, Grégory Alldritt était remplaçant face à l'Argentine samedi dernier. Un nouveau statut qu'il dit bien assumer. « Quelle était votre approche de ce match face à l'Argentine en tant que remplaçant, vous qui étiez titulaire habituellement ?
Il y a de très bons troisièmes lignes dans le groupe, une belle émulation. C'est une concurrence qui est saine et c'est quelque chose qui me fait du bien aussi car c'est un challenge pour moi. Pendant des années on s'est plaint d'avoir des joueurs installés qui n'étaient peut-être pas les plus en forme du moment... Là, on sent vraiment qu'il y a cette émulation, les plus en formes jouent. Moi, encore une fois, je prends ça comme un challenge et comme je suis un très grand compétiteur, j'adore ça. Ça ne peut me faire que du bien. Est-ce que vous avez pris un petit coup derrière la tête quand même ?
Non car quand vous voyez les troisièmes lignes qui jouent, vous avez trois très bons joueurs. Ça remet une petite motivation en revanche, on essaie d'aller un peu plus loin sur les séances d'entraînement, de faire plus, se surpasser. C'est le jeu de la concurrence. Honnêtement, je le prends très bien. « Les entrants ont un rôle très important, voire capital, donc ce nouveau rôle a un côté intéressant. Mais la mission est compliquée. » Aviez-vous un rôle spécifique sur la fin de match, qui était considérée comme un point faible de cette équipe de France ces derniers mois ?
Fabien (Galthié) insiste beaucoup sur les finisseurs, c'est même lui qui a changé le terme (à la place de remplaçant). Les entrants ont un rôle très important, voire capital, donc ce nouveau rôle a un côté intéressant. Mais la mission est compliquée. Dans cette configuration, vous êtes mêmes parmi les leaders sur la fin de match ?
J'essaye d'apporter le maximum que je peux apporter à l'équipe, et surtout d'être exemplaire. Vous aviez des consignes particulières pour votre entrée en jeu ?
Le but, c'est d'amener un impact. J'ai essayé de faire le maximum, ne pas faire de fautes idiotes, même si j'en ai fait une (sourire)... L'idée, c'est de faire en sorte que le match se termine bien. Est-ce que sur un plan personnel vous avez eu du mal à digérer la saison dernière, très longue et avec deux finales perdues sous le maillot rochelais (contre Toulouse en Coupe d'Europe et en Top 14) ?
Oui, la saison a été longue avec pas mal de déceptions. À l'image de mon équipe, j'ai eu du mal à repartir mais petit à petit on retrouve le droit chemin et on relève la tête. Personnellement, je me sens de mieux en mieux au fur et à mesure des matches, j'espère que ça va continuer. Je travaille dur en tout cas, notamment en dehors du terrain, pour retrouver mon meilleur niveau et je sens que je progresse. Vous étiez au bout du rouleau à la fin de la saison dernière.
Ah oui (sourire)... J'étais à bout physiquement, mentalement aussi... On a eu la chance de pouvoir couper longtemps avec six semaines. Ça a fait du bien. Mais avec autant de coupure et uniquement trois semaines de préparation, il a fallu du temps pour relancer la machine. » lire aussi Le calendrier des tests internationaux

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