Rugby - Bleus - Laurent Labit : « Romain (Ntamack) n'est pas sacrifié »

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L'entraîneur de l'attaque du quinze de France Laurent Labit explique pourquoi la connexion Jalibert-Ntamack l'a laissé, lui aussi, sur sa faim samedi contre l'Argentine. Et pourquoi il faut la revoir. « Quel bilan faites-vous de la première association Matthieu Jalibert et Romain Ntamack au milieu de terrain de l'équipe de France ?
Comme tout le monde, on était un peu amers à la fin du match. Amers parce qu'on l'avait très bien travaillé pendant les deux semaines précédant le match contre l'Argentine, avec des séances de grande qualité, et qu'on n'a pas su le retranscrire samedi dernier. Rien ne dit qu'on aurait fait mieux avec deux véritables centres mais c'est vrai qu'on attendait autre chose. lire aussi Brouillon, le XV de France s'impose difficilement face à l'Argentine lire aussi Pourquoi l'association Jalibert-Ntamack n'a pas fonctionné face à l'Argentine Qu'attendiez-vous justement ?
D'avoir ces deux joueurs en connexion et même plus que ça, en fusion. Ça n'a pas été le cas et il y a plusieurs raisons à cela. D'abord, les Argentins qui ont tout fait pour ralentir notre jeu. On a perdu un peu de temps sur les rucks et ça a forcément influé sur la suite. Et quand on a eu les bons ballons à utiliser, on n'a pas fait les bons choix. Il y avait les solutions pour faire mieux. Cela dit, ce n'est pas en cinquante minutes qu'on allait rendre une copie parfaite. Et ce n'est pas après cinquante minutes qu'on doit dire : « Allez, stop, on arrête. » lire aussi Vers une deuxième chance pour le duo Jalibert-Ntamack L'utilisation de Romain Ntamack a tourné au contre-emploi contre l'Argentine. Il a peu distribué, pas utilisé son jeu au pied offensif...
C'est vrai. On n'a pas pu le mettre dans les dispositions dans lesquelles on voulait le mettre. L'idée, soyons clairs, n'est pas que Romain Ntamack se retrouve la tête dans les rucks. Bien sûr que non. En jouant au centre, c'est sûr que Romain doit un peu plus mettre le nez dans les rucks et qu'il faut qu'il y soit plus efficace que samedi dernier. Avant (avec Fickou-Vakatawa), on avait une organisation avec deux centres plus à l'aise dans ce registre. Avec Romain en 12, ça demande aux ailiers de venir davantage aider. Ce qu'on veut, c'est que Matthieu et Romain soient le plus souvent possible sur leurs jambes pour mener le jeu. Cela demande aux autres joueurs à côté d'eux d'accomplir plus de tâches. « À la Coupe du monde, nous aurons un effectif imposé avec quatorze trois-quarts. Il faut donc tester des organisations » Contre l'Argentine, la répartition n'a pas été celle que nous avions préparée à l'entraînement (les ailiers ou l'autre centre, par exemple, auraient sans doute dû plus intervenir comme premiers attaquants ou premiers soutiens samedi dernier pour permettre à Ntamack d'être à la baguette après le troisième, quatrième ou cinquième temps de jeu). Cette connexion entre Antoine Dupont, Matthieu Jalibert et Romain Ntamack, on sait que les adversaires vont vouloir l'empêcher de fonctionner avec de la vitesse. Nous avons travaillé là-dessus avec des garçons comme Bécognée, Diallo et d'autres pour ralentir le jeu à l'entraînement. Hier (mercredi), on a encore travaillé ce système et ça a très, très bien fonctionné. On a tous vu que Romain Ntamack avait le visage fermé quand il est sorti samedi. Comment s'y prendre pour qu'il ne sente pas sacrifié dans ce système ?
Personne n'est sacrifié. Romain n'est pas sacrifié, bien sûr que non. On en a discuté avec lui tout de suite après le match. On a parlé des choses qui n'avaient pas fonctionné. On sait que Romain excelle à l'ouverture, qu'il a toujours été très bon avec nous. Il n'y a aucun problème là-dessus. Dans votre esprit, cette association correspond à ce vers quoi vous voulez tendre en vue de la Coupe du monde 2023 ou bien est-ce une option tactique supplémentaire ?
C'est une option tactique supplémentaire qu'on se devait de regarder, de travailler et de tester. À la Coupe du monde, nous aurons un effectif imposé avec quatorze trois-quarts. Il faut donc tester des organisations. C'est ce qu'on a fait l'an dernier avec Gaël Fickou à l'aile. S'il n'avait pas été blessé, nul doute qu'on aurait aussi essayé Arthur Vincent à l'aile. » Ghezal : «Cameron Woki s'est entraîné en numéro 4»

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