Rugby - Bleus - XV de France: Qui a confirmé ? Qui a déçu dans ce Tournoi des 6 Nations ?

L'Equipe.fr

À l'issue de ce Tournoi des 6 Nations conclu par une victoire contre le pays de Galles (20-18) et terminé à la troisième place, certains joueurs ont apporté satisfaction, d'autres moins. Notre Bilan.Ils ont confirmé Dans un Tournoi où la mêlée française a affiché de belles certitudes, prime à la première ligne. À 23 ans, Cyril Baille a enchaîné les matches avec régularité. Aligné en Bleu cet automne pour pallier les blessures de Poirot et Ben Arous, le Toulousain s'est installé. Son activité au sol et sur les plaquages a été précieuse contre l'Ecosse et le pays de Galles. Son talonneur et capitaine Guilhem Guirado a lui aussi répondu présent. Toujours à la pointe de l'engagement et du combat, il est ainsi le seul à avoir surnagé en Irlande. Indispensable ! Au poste de pilier droit, Rabah Slimani a quant à lui repris sa place en fin de Tournoi et confirmé sa solidité en mêlée fermée. Demandez aux Gallois après ces 12 mêlées et ces 20 minutes de temps additionnel samedi dernier. Le meilleur joueur français dans ce Tournoi est cependant en troisième ligne. Vous avez le choix entre Kevin Gourdon et Louis Picamoles. Le premier a enchaîné les prestations de haute volée. Ballon en mains, il a toujours fait progresser son équipe, par une passe après contact, un bon placement ou une belle résistance au plaquage. Et en défense, il a rassuré sur sa capacité à chasser et à gratter. Le second a été plus irrégulier – il a été moins en vue contre le pays de Galles – mais il a été monstrueux dans son registre puissant et dévastateur en Angleterre et en Italie. Reste à trouver le troisième larron pour une troisième ligne de haut niveau. Fabien Sanconnie, titulaire sur les deux derniers matches, mérite d'être revu. Titularisé à la mêlée dans ce Tournoi au détriment de Maxime Machenaud, Baptiste Serin a apporté satisfaction. À 22 ans, il est au niveau international. Quand son équipe avançait, il a su mettre du rythme et faire les boins choix. C'est plus compliqué dans les temps faibles mais c'est aussi lié à la spécificité du poste. Il a en tout cas trouvé avec Antoine Dupont la concurrence qu'il faut pour ne pas s'endormir sur ses lauriers. Gaël Fickou jouait gros après la blessure de Wesley Fofana. Serein, le Toulousain est monté en puissance dans ce Tournoi, prenant de plus en plus d'initiatives. En Italie, il s'est lâché et a inscrit un magnifique essai. Contre les Gallois, il a pesé au centre du terrain et s'est montré mordant en défense. Une valeur (très) sûre. Ils doivent faire plus Sébastien Vahaamahina restait sur un très bon match contre la Nouvelle-Zélande. On a retrouvé toute sa férocité contre l'Angleterre et l'Ecosse puis il s'est montré plus discret et indiscipliné. Gêné au dos, il n'a pas joué en Italie et a été discret contre les Gallois samedi. Un Tournoi paradoxal mais son potentiel est là. À l'ouverture, Camille Lopez a eu le privilège d'enchaîner les cinq matches. Le Clermontois a tenu la baraque, «accompli sa mission» selon Guy Novès. Dans le système de jeu ambitieux prôné par le sélectionneur, il est à l'aise et sait mettre du rythme. Mais ses choix ont aussi manqué d'alternance et de clairvoyance par moment. C'est ce qui le différencie encore d'un ouvreur de classe mondiale. Et puis Trinh-Duc de retour de blessure, va forcément de poser la question de la concurrence. On ne peut pas enlever à Rémi Lamerat sa générosité et son goût de la défense, comme on l'a vu contre les Gallois. Mais en attaque, si sa puissance ouvre des espaces, le Clermontois n'a pas toujours fait les bons choix, avec notamment cet oubli de Nakaitaci à son intérieur avant la mi-temps en Angleterre. Parfois trop prudent, parfois trop gourmand, il a du mal à trouver un équilibre. À ses côtés, Noa Nakaitaci a rassuré, notamment défensivement, après un match compliqué contre la Nouvelle-Zélande. On l'a senti impliqué, tranchant, mais il est aussi capable du pire, ce qui peut agacer. On pense à des maladresses, des mauvais placements ou des passes après contact évitables. En effaçant ces scories, il peut être redoutable. Ils ont déçu En novembre, Uini Atonio avait pris la place de Rabah Slimani au poste de pilier droit. Guy Novès louait notamment ses qualités dans le jeu courant. Reconduit en début de Tournoi, il a beaucoup souffert en Angleterre, a été transparent contre l'Ecosse. De nouveau remplaçant à partir du troisième match, il a vu Rabah Slimani enchaîner les bonnes prestations. Et sa drôle de sortie en fin de match contre les Gallois confirme qu'il n'a plus toute la confiance du staff. Vous trouverez peut-être dur de classer Yoann Maestri dans cette catégorie tant le deuxième ligne semble indispensable au combat, dans les tâches obscures. Mais justement, son profil de deuxième ligne à l'ancienne ne l'aide pas dans le jeu volumineux que veut mettre en place le staff des Bleus. Il a du mal à s'intégrer dans les séquences offensives des Bleus, basées sur le mouvement et la passe, ce qui peut le rendre maladroit ou indiscipliné. Heureusement pour lui, la concurrence n'est pas féroce à son poste. La plus grosse déception du Tournoi concerne Virimi Vakatawa. La comète arrivée du 7 l'an dernier n'épate plus personne. L'ailier d'origine fidjienne suscite beaucoup d'interrogations : lui qui est sous contrat fédéral et s'entraîne exclusivement à Marcoussis manque-t-il de rythme ? En tout cas, il a été bien moins tranchant offensivement et n'a pas progressé défensivement, que ce soit dans son placement dans la ligne ou sous les ballons hauts. À l'arrière, Scott Spedding a commencé par un excellent match en Angleterre et l'a fini hors du groupe contre les Italiens et les Gallois, signe qu'il a déçu le staff des Bleus. Très fébrile contre l'Ecosse, à côté de la plaque en Irlande notamment sous les chandelles de Sexton, il a été remplacé par Dulin pour la fin du Tournoi. Le Clermontois a connu un vrai trou d'air dans ce Tournoi.

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages