Rugby - C. d'automne - « Je vous assure qu'on sera prêt » face à l'Angleterre, annonce Fabien Galthié

L'Equipe.fr
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Le sélectionneur du quinze de France Fabien Galthié et le manager Raphaël Ibañez veulent croire que le fossé d'expérience entre une jeune équipe et l'Angleterre ne se verra pas dimanche pour la finale de la Coupe d'automne. Peur de prendre une volée ? Raphaël Ibañez : « Comme on va voyager en Angleterre, je commencerai par une phrase en anglais : "England showdown thrown into a farce". Je traduis : l'épreuve de force des Anglais se transforme en farce. Vous vous doutez bien que cette phrase, tirée d'un journal anglais, a fait son chemin parmi nous pendant la semaine. Ça a même demandé à certains de nos joueurs, et c'est malheureux, de justifier leur sélection, le fait de devoir jouer un test trop déséquilibré. Permettez-moi de rebondir : ils ont été exemplaires et ils méritent largement cette cape. lire aussi La composition du XV de France Alors, oui, vu de l'étranger, on peut les comprendre. Sur ce coup, les Anglais ont raison. Les deux sélections nationales ne sont pas sur le même pied d'égalité et ça ne date pas d'aujourd'hui. Je pense à la préparation avant le match contre Galles cet automne, ou même la semaine avant l'Italie. Malgré tout ça, nous avons réussi à gagner les matchs, ça veut dire que l'état d'esprit, le caractère sont bien présents. Ça veut dire que nous avons une équipe talentueuse et, qui sait, elle est peut-être prête à renverser des montagnes ce week-end. Quand on prépare un test-match, il faut tout prendre en compte. En tout cas, on ne va pas se laisser faire. Fabien Galthié : « Peur ? Oui tout ça, c'est présent dans la semaine mais quand on prépare un match international, c'est avant tout beaucoup de travail analytique. Ce qui est marquant avec notre équipe, c'est son peu d'expérience commune. On a donc cherché à accélérer tout ça, à utiliser chaque instant pour l'exploiter au mieux. On a beaucoup étudié le match de février contre les Anglais dans le Tournoi (victoire française 24-17), comment nous l'avions préparé, comment nous l'avions joué. Au début, en arrivant, notre mission consistait à vite gagner des matches pour redevenir une nation qui compte. Et là, c'est notre deuxième compétition et on est encore en train de jouer la gagne, la victoire finale. Ça nous va très bien. On sera prêt dimanche, je vous assure qu'on sera prêt. Le retour de Bourgarit et Raka F.G. : « Pierre Bourgarit a déjà montré par le passé qu'il avait un gros potentiel. Il est capable d'être puissant, technique, dur, endurant. La règle des trois feuilles de match et la blessure de Teddy Baubigny font qu'il revient en équipe de France. Alivereti Raka est venu avec nous pendant le tournoi. Il est revenu quand il était suspendu comme partenaire d'entraînement. Franck Azéma (entraîneur de Clermont) avait eu la bonne idée de le laisser venir avec nous. Il a peu joué, comme Yoram Moefana. On en tient compte mais ça ne fait pas tout. lire aussi Coupe d'automne des nations : calendrier/résultats Couilloud capitaine R.I. : « Le statut de capitaine est toujours spécial, encore plus au niveau de l'équipe nationale. Nous avons cherché à dédramatiser et en même temps à échanger avec Baptiste avant de lui proposer ce statut. Il a accepté et nous avons fait en sorte que tous ses coéquipiers le mettent dans de bonnes conditions. Le capitanat n'isole pas dans un groupe, au contraire. » Le modèle anglais et le jeu au pied F.G. : « Les Anglais ont défini une méthode de jeu, une méthode de travail. Très tôt, Eddie Jones a mis en place une alternance pied-main très importante. Il peut mettre quatre numéros 10 en même temps sur le terrain, avec Ford, Farrell, Slade et Daly. Il y a aussi bien sûr la densité des avants. On entend le débat autour de l'utilisation du jeu au pied. Notre plan de jeu est assez simple. On recherche l'espace quand on porte le ballon sur le premier rideau mais il y a aussi des espaces à trouver dans les deuxième et troisième rideaux. Ce jeu doit être organisé pour être cohérent. Il faut aussi s'adapter aux profils des joueurs, aux règles... lire aussi Ce jeu au pied qui devient préoccupant Se comparer à l'Angleterre ? Nous, on est classé 4e au niveau mondial. On est moins bien classés qu'eux. On n'a pas tout à fait les mêmes profils de joueurs. Dimanche, ils auront 850 sélections sur le terrain, et huit ans de vie commune. Eux, c'est une équipe. Nous, notre challenge a été de transformer une sélection en équipe. »