Rugby - Commotions - Atteint de démence, Carl Hayman rejoint le collectif qui attaque World Rugby

·2 min de lecture
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

L'ancien pilier All Black de Toulon et Pau, Carl Hayman, rejoint un collectif d'anciens joueurs atteints de démence qui attaque World Rugby. Son nom s'est ajouté à la longue liste des anciens joueurs atteints de démence. Carl Hayman, ancien pilier international de la Nouvelle-Zélande, ex-joueur de Toulon ou Pau en France, s'est confié au site The Spinoff sur un mal qui ronge insidieusement le rugby professionnel. Comme Steve Thompson, talonneur champion du monde 2003 avec l'Angleterre, ou le Gallois Alix Popham, le All Black souffre de démence, et de probable encéphalopathie traumatique chronique (ECT). lire aussi Alix Popham : « Le matin, j'écris tout sur un papier » Hayman, aujourd'hui âgé de 41 ans, a indiqué qu'il allait se joindre au collectif de joueurs touchés par la maladie qui attaque World Rugby en justice. Ils reprochent à l'instance dirigeante du rugby mondial la mauvaise prise en charge des commotions subies lors de leur carrière. Les joueurs concernés y indiquent qu'ils peuvent prouver que World Rugby était conscient très tôt du danger des commotions, mais n'a pas pris les mesures qu'il fallait. Carl Hayman J'ai passé plusieurs années à penser que je devenais fou. À un moment donné, je le pensais véritablement. L'ex-pilier, qui a eu des problèmes d'alcoolisme et a été condamné pour violences conjugales, a ainsi raconté les séquelles des commotions subies pendant sa carrière. « J'ai passé plusieurs années à penser que je devenais fou. À un moment donné, je le pensais véritablement. Il y avait ces maux de tête permanents et toutes ces choses qui se passaient que je ne pouvais pas comprendre. » lire aussi Commotions : plus de cent joueurs de rugby vont attaquer World Rugby en justice « Cela a commencé par des maux de tête au début, en 2016. Puis j'ai commencé à avoir des problèmes de mémoire importants. J'essayais par exemple d'obtenir un passeport pour mon fils et je ne me souvenais pas de son deuxième prénom. J'ai cherché pendant 25 bonnes secondes et j'ai dû dire " je suis vraiment désolé, j'ai oublié " à la personne au téléphone qui essayait de faire le passeport. J'ai commencé à boire davantage. Je ne savais pas ce que j'avais et la consommation d'alcool m'a permis de m'évader pendant un certain temps. J'ai été impliqué dans un accident physique avec ma femme, je ne veux pas minimiser le mal que j'ai fait ni trouver d'excuses, mais ce n'est pas qui je suis. »
lire aussi Steve Thompson fera don de son cerveau à la science Après 451 matches de rugby professionnel et 17 ans de carrière, le Néo-Zélandais, père de quatre enfants, aurait potentiellement subi plus de 150 000 chocs, principalement des sous-commotions cérébrales, reçues en match et à l'entraînement. Un chiffre basé sur les chocs encaissés par Alix Popham (100 000 durant sa carrière). Désormais, Carl Hayman espère trouver des solutions et réduire la démence dont il est atteint. Comme il désire alerter en Nouvelle-Zélande sur les commotions. « Ce serait assez égoïste de ma part de ne pas parler, et de ne pas parler de mon expérience. Alors que je pourrais aider un gars en Nouvelle-Zélande qui ne comprend peut-être pas ce qui lui arrive, et n'a aucun réseau de soutien sur lequel s'appuyer. » lire aussi L'Equipe Explore : Rugby, un jeu de massacre ? « Le problème du lien entre les commotions et les problèmes cognitifs de long terme est extrêmement complexe, et la science évolue », a estimé le patron de la Fédération néo-zélandaise, Mark Robinson. « New Zealand Rugby va continuer de prioriser le bien-être des joueurs et de rendre le sport sûr pour tout le monde. » World Rugby, quant à elle, a indiqué ne pas avoir été contactée par Hayman. L'instance n'a pas commenté les déclarations de l'ex-All Black aux 45 sélections. Réaffirmant que pour elle, « le bien-être des joueurs est la priorité du sport ».

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles